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Santé et climat : Ce que vaut le Plan d’action pour la santé lancé à Belém

Alors que les annonces se multiplient à Belém où se tient la 30e Conférence des Parties sur le climat (COP30), cette quatrième journée des négociations n’a pas fait exception. Consacrée à la santé et à l’éducation face au climat, ce jeudi 13 novembre 2025 a été marquée par le lancement du Plan d’action de Belém pour la santé (BHAP). De quoi s’agit-il ? Et que vaut-il ?

par Inès Magoum
Santé et climat : Ce que vaut le Plan d'action pour la santé lancé à Belém© OMS

«Un événement de haut niveau de la COP30 des Nations unies». Telle a été la première réaction de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après au lancement du Plan d’action de Belém pour la santé (BHAP) le 13 novembre 2025 au Brésil. «La crise climatique étant une crise sanitaire, cet événement mettra en évidence l’interconnexion cruciale entre la santé, la justice et le changement climatique, ainsi que les avantages connexes de l’action climatique pour la santé», a ajouté l’organisation internationale.

Un cadre pour promouvoir les systèmes de santé résilients

De quoi s’agit-il ? Le Plan d’action de Belém pour la santé vise en réalité un objectif principal : Renforcer l’adaptation et la résilience du secteur de la santé au changement climatique en développant des systèmes intégrés de surveillance et de suivi, en accélérant le renforcement des capacités, en encourageant la mise en œuvre de politiques fondées sur des données probantes et en favorisant l’innovation et la production durable. Bien sûr, ce plan tient en compte la diversité des besoins et des contextes nationaux des systèmes de santé à travers le monde, et reconnaît l’importance de la collaboration intersectorielle pour accélérer les efforts d’atténuation qui génèrent des avantages connexes pour la santé.

Cet objectif pourra être atteint si l’on favorise l’action collective et renforce les mécanismes de gouvernance afin que les systèmes de santé soient équipés pour prévenir, détecter et répondre aux défis croissants posés par le changement climatique. Il est tout aussi essentiel de mobiliser des ressources financières et humaines pour des initiatives dédiées à la protection et à la promotion de la santé humaine.

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Ce plan fournit donc ce cadre, qui pourrait contribuer à mettre en œuvre des progrès collectifs en vue du bilan mondial de 2028. Il s’appuie sur les politiques et les engagements internationaux qui reconnaissent de plus en plus le lien entre la santé et le changement climatique, notamment ceux adoptés par l’Organisation mondiale de la santé (Plan d’action mondial de l’OMS), ses États membres, ainsi que par le biais de la CCNUCC et de ses processus de COP, à l’instar du Programme de santé et création ultérieure de l’ ATACH (Alliance pour une action transformatrice sur le climat et la santé) lancé à la COP26, de l’Initiative sur l’action climatique et la nutrition (I-CAN) à la COP27, de la Déclaration sur le climat et la santé et principes directeurs pour le financement des solutions climatiques et sanitaires à la COP28 et Coalition de continuité des présidences de la COP de Bakou pour le climat et la santé et initiative de Bakou sur le développement humain à la COP29 de Bakou, à Azerbaïdjan.

Garantir la santé des populations

S’appuyant que les résolutions WHA61.19, WHA77.14 et WHA77.2 de l’Assemblée mondiale de la santé, qui traitent du changement climatique, de la santé et de la participation sociale à la gouvernance sanitaire, le Plan d’action de Belém pour la santé devrait assurément contribuer à garantir la santé des populations, aujourd’hui frappées par les maladies liées à la chaleur telles que la déshydratation, les coups de chaleur, les maladies cardiovasculaires et respiratoires et les maladies infectieuses telles que le paludisme, le choléra, la diarrhée, etc. 

Par ailleurs, les phénomènes météorologiques extrêmes détruisent les infrastructures, affectent l’accès à l’eau potable et à la nourriture, et peuvent causer des problèmes de santé mentale. Les nourrissons, les personnes âgées, les malades chroniques et les personnes en situation de pauvreté sont plus vulnérables aux impacts sanitaires du changement climatique, ce qui accroît les inégalités. 

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L’objectif global étant aussi d’intégrer le Plan d’action de Belém pour la santé dans les rapports d’avancement de la CCNUCC, dans le cadre du bilan mondial et d’autres mécanismes pertinents. D’ici à la COP33 (2028), lors du prochain bilan mondial, toutes les parties signataires seront invitées à rendre compte de leurs progrès dans la mise en œuvre des mesures décrites dans le plan d’action de Belém pour la santé, conformément aux indicateurs du GGA et à tout autre indicateur approprié au niveau national.

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