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Avant la COP30, WaterAid appelle à plus de financements dans le secteur de l’eau

par Inès Magoum
Avant la COP30, WaterAid appelle à plus de financements dans le secteur de l’eau© WaterAid

Alors que les voix s’élèvent depuis quelques semaines pour relever les problématiques qui méritent d’être abordées à la Conférence de Belém sur les changements climatiques (COP30), l’ONG internationale WaterAid demande que soient intégrées les questions d’accès à l’eau, de déforestation et de perte de végétation dans toutes les décisions qui seront prises sur le climat. 
 

À l’échelle mondiale, environ 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable selon l’Organisation des Nations unies (ONU), dont plus de 400 millions de personnes en Afrique. Cette situation est due à une combinaison de facteurs naturels, comme les sécheresses exacerbées par le changement climatique, et de facteurs anthropiques, tels que la pollution, la mauvaise gestion des ressources, le gaspillage, la croissance démographique, l’urbanisation et les conflits. À cela, s’ajoute la déforestation, qui perturbe le cycle de l’eau. C’est d’ailleurs ce qu’on revelé des universitaires ghanéens dans un rapport publié ce 5 novembre 2025 par l’ONG internationale WaterAid, en partenariat avec Tree Aid.

Pour 1 000 hectares de forêt défrichés au Niger et au Nigeria par exemple, près de 10 hectares d’eau disparaissent. Les conséquences sur la population vont d’un accès à l’eau potable réduit, à l’exposition des communautés aux maladies hydriques, à l’insécurité alimentaire et à des possibles déplacements. «Dans les deux pays cités, ainsi qu’au Ghana, 45% de la population, soit 122 millions de personnes, vit dans des zones dans lesquelles l’eau est rare ou de mauvaise qualité. Dans les régions où les arbres sont coupés, les rivières rétrécissent jusqu’à s’assécher. Et l’eau qui reste peut être contaminée», explique Justine Kojo, auteur principal du rapport.

Un appel à plus de financements pour l’eau à la COP30

L’eau maintient la croissance de la végétation. La végétation, à son tour, garde l’eau propre pour les personnes qui en dépendent. Avec la déforestation, les plans d’eau sont exposés au choléra, la typhoïde et le paludisme, parce que les bactéries sont transportées directement dans l’eau, sans aucun filtre végétal. Le rapport de WaterAid note également la présence de mercure, un métal lourd utilisé pour extraire l’or, dans certaines eaux du Ghana.  

LIRE AUSSI : COP30 : À Belém, l’Afrique ne viendra pas quémander, mais réclamer justice

L’organisation internationale met donc beaucoup d’espoir en la Conférence de Belém sur les changements climatiques (COP30), d’où elle espère, sortiront des solutions concrètes pour faire changer les choses. Helen Rumford, responsable de la politique climatique de WaterAid, demande ainsi que soient intégrées « les questions d’accès à l’eau, de déforestation et de perte de végétation dans toutes les décisions qui sont prises sur le climat ». « Nous voulons que plus de financement climatique aille à ceux qui sont les plus impactés », a-t-elle souligné.

Augmenter le financement de l’accès à l’eau potable présente des avantages majeurs en matière de santé, d’économie et d’environnement. Cela réduit les maladies liées à l’eau, améliore les conditions de vie, stimule la productivité économique et soutient la préservation des écosystèmes et des ressources en eau.

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