L’Afrique australe traverse une saison cyclonique particulièrement active, qui s’étend généralement de janvier à avril, avec un impact négatif sur les installations d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène, et pour conséquence majeure, la prolifération de maladies d’origine hydrique telles que le Choléra. Entre le 1er janvier et le 15 février 2026, cinq pays de la région ont recensé 4320 cas de choléra et 56 décès, contre 586 cas et 11 décès sur la même période en 2025. Ces chiffres contrastes avec la tendance générale observée sur le continent africain, où le nombre de cas a diminué de 47 % et de 59 % respectivement par rapport à 2025 et 2024. Il s’agit des résultats d’une analyse de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée le 26 février 2026.
Dans le nouveau rapport, l’organisation internationale révèle sans détour que le nombre de cas de choléra dans la région Afrique australe a été multiplié par plus de sept. «Le Mozambique représente à lui seul 90 % des cas signalés en Afrique australe, après avoir subi des inondations qui ont touché plus de 700 000 personnes depuis le début de cette année», indique l’OMS, avant d’ajouter que dans la région, des cas de choléra sont également rapportés.
« La forte augmentation des cas de choléra en Afrique australe nous rappelle clairement à quel point les chocs climatiques intensifient les risques pour la santé publique », a quant à elle déclaré la Dre Marie Roseline Darnycka Belizaire, responsable des situations d’urgence au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.
Des épisodes d’inondations qui devraient s’intensifier entre mars et août 2026
Aussi, l’ONG travaille en étroite collaboration avec les autorités nationales pour fournir une assistance sanitaire d’urgence, tout en renforçant la préparation et la résilience de nos systèmes de santé afin de mieux protéger les communautés contre l’impact croissant des chocs climatiques, sachant qu’une autre période critique est annoncée, avec des projections de 12 000 à 22 000 cas supplémentaires de choléra dans les scénarios les plus probables.
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«L’OMS et ses partenaires soutiennent la riposte d’urgence en cours, notamment par l’acheminement de fournitures sanitaires essentielles dans la lutte contre le choléra, le renforcement de la coordination de la riposte sanitaire et l’amélioration des mesures de surveillance et de prévention des maladies. Pour préserver la santé des populations et éviter une détérioration de la situation, il est impératif de renforcer rapidement les mesures de santé publique, y compris la vaccination contre le choléra, la surveillance des maladies et l’amélioration des services d’eau et d’assainissement. La plupart des personnes atteintes de choléra souffrent d’une diarrhée légère ou modérée et peuvent être traitées au moyen d’une solution de réhydratation orale (SRO)», peut-on lire dans l’analyse.
Le choléra reste une menace pour la santé publique mondiale et révèle aussi bien des inégalités qu’un déficit en matière de développement social et économique. L’accès à l’eau potable, à l’assainissement de base et à l’hygiène demeure indispensable pour prévenir cette infection diarrhéique, et les autres maladies d’origine hydrique.
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