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À Paris, MClimat appelle à investir dans l’éducation des jeunes pour stimuler l’innovation durable en Afrique

Le 22 octobre 2025, s’est tenue à Paris en France, une conférence sous le thème «le secteur privé africain face aux ODD : le rôle stratégique du capital humain ». Pour l’ONG Migration & Climat International (MClimat), à l’initiative de l’événement, c’était le lieu de rappeler la nécessité de placer la jeunesse africaine au cœur de toutes les politiques publiques. Elle, qui est aujourd’hui la principale concernée par les questions d’emploi et de climat.

par Inès Magoum
À Paris, MClimat appelle à investir dans la formation des jeunes pour stimuler l’innovation durable en Afrique© MClimat

C’est un fait! L’Afrique accuse un retard important dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Le rapport 2025 sur l’état d’avancement du développement durable en Afrique, édité conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), la Commission des Nations unies pour l’Afrique (CEA), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l’Union africaine (UA) l’a encore rappelé. Parmi les raisons de ces progrès insuffisants sur le continent, la faible exploitation de son capital humain qui est la jeunesse. Avec plus de 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique est pourtant composée de la plus forte population de jeunes dans le monde selon la BAD.

C’est consciente de cette réalité que l’ONG Migration&Climat International (MClimat) a organisé le 22 octobre 2025 à Paris en France, une conférence pour rappeler la nécessité de placer la jeunesse africaine au cœur de toutes les politiques publiques, avec ses partenaires African Business Club (ABC) et Africsearch. C’était dans le cadre des journées de la mobilité (JMREA), du recrutement et de entrepreneuriat pour l’Afrique.

S’appuyant sur le thème du jour : «le secteur privé africain face aux ODD : le rôle stratégique du capital humain »,  quelques solutions ont été proposées pour aider le continent africain à tenir la promesse des ODD. Pour Tania-Bénédicte M’Baka, la présidente de l’ONG française, il faudra «rallier tous les acteurs (société civile_ONG, institutions, entreprises) autour des enjeux climatiques, pour qu’ils aillent vers un modèle économique plus durable, passant des innovations à un accompagnement (y compris sur les aspects numériques) dans les secteurs comme l’agri-écologie et l’ingénierie de l’eau, et devant conduire à des partenariats harmonieux et équilibrés de l’Afrique avec l’Europe».

Investir dans l’éducation

Si aujourd’hui l’Afrique est en train de passer du statut de récepteur de technologie à celui de source d’inspiration, notamment dans les secteurs numériques et des énergies renouvelables, beaucoup reste à faire pour impulser un réel changement et accélérer la réalisation des ODD.

Prise de parole de Denis Deschamps, Secrétaire général de Migrations & Climat International

«Comme le préconise le rapport 2025 sur l’état d’avancement du développement durable en Afrique, il faudra impérativement investir dans l’éducation à tous les niveaux pour tirer parti du dividende démographique et garantir un développement inclusif en Afrique», relève Denis Deschamps, secrétaire général de Migration & Climat International. Une éducation au développement durable permettra par exemple d’acquérir des connaissances, compétences, attitudes et comportements nécessaires pour vivre d’une manière qui soit bonne pour l’environnement, l’économie et la société. À côté de l’éducation, on pourrait ajouter des programmes spécialisés en management du développement durable, en ingénierie environnementale, ou des formations plus ciblées comme celles en gestion de l’eau, des énergies renouvelables ou la protection de l’environnement. Rappelons que Migration & Climat International sensibilise et forme déjà des jeunes et des femmes dans les 14 pays où elle est présente en Afrique. Et ce, depuis plusieurs années.

Il faudra aussi étendre le dispositif d’auto-entrepreneuriat sur le continent africain,  pousser le développement de compétences qui correspondent aux besoins de l’économie en particulier des entreprises du secteur privé, et veiller à l’adéquation entre les formations et le marché du travail, afin d’éviter la fuite des cerveaux vers les pays étrangers. C’est à ces conditions seulement que l’Afrique pourra véritablement être considérée comme le laboratoire du développement durable.

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