Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
France
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La CAN au Maroc vient de livrer son verdict, et il dit plus qu’un score. Dans une finale à soubresauts, le Sénégal s’est imposé 1–0 après prolongation face au pays hôte, le Maroc. Le match a été marqué par des décisions arbitrales contestées, une interruption prolongée, et un moment de tension lorsque des joueurs sénégalais ont quitté la pelouse avant de revenir. Cette séquence nous amène à voir qu’un résultat se construit autant dans la maîtrise des imprévus, dans la discipline collective que dans la capacité à garder le cap.
C’est exactement l’esprit de ce numéro 8 d’Afrive, numéro bilan 2025. L’année écoulée a confirmé que l’environnement n’est plus un sujet périphérique : il structure la décision économique, la souveraineté et la compétitivité. Biodiversité, eau, déchets, énergie, agriculture, chaînes d’approvisionnement : partout, le même basculement s’opère. La question n’est plus de multiplier les annonces, mais d’exécuter, de mesurer et de tenir, y compris quand les chocs se multiplient et que les calendriers se tendent.
Nos analyses convergent vers un point central : l’adaptation climatique est une économie. Elle ouvre des marchés concrets — gestion de l’eau, agriculture régénératrice, économie circulaire, solutions fondées sur la nature, matériaux biosourcés, mobilité… — et elle crée de la valeur locale lorsqu’elle est pilotée depuis les territoires. Les villes africaines, en particulier, ne sont plus seulement des “bénéficiaires” : elles deviennent des clients exigeants, dotés d’une vision, d’un budget et d’un calendrier d’exécution.
Mais la bataille décisive reste celle de l’accès : accès au capital, aux garanties, aux compétences d’ingénierie, aux données fiables, aux procédures simplifiées. Les financements existent ; la friction, elle, demeure. Réduire cette friction, c’est professionnaliser l’amont, sécuriser la mise en œuvre, publier des indicateurs comparables, et intégrer la conformité (traçabilité, due diligence, redevabilité) comme un avantage compétitif. C’est aussi protéger les plus petits acteurs : les producteurs, les coopératives et les PME.
En 2025, nous avons vu émerger des signaux forts : des initiatives de conservation, des projets de dessalement, des start-up de mobilité électrique et des feuilles de route pour accélérer les renouvelables. Le message est clair : le climat rentable existe, à condition de changer les règles du jeu, d’investir dans les compétences et de bâtir des partenariats qui durent.
Enfin, notre conviction éditoriale demeure : le vrai capital stratégique de l’Afrique est humain. Femmes et jeunes sont au premier kilomètre de l’adaptation, là où se décident les résultats. Former, certifier, équiper, financer et reconnaître ces compétences, c’est convertir la résilience en productivité et la justice climatique en performance.
En 2026, Afrive restera votre outil de veille, de décryptage et de mise en relation, pour investir utile et accélérer le passage à l’échelle.
Au nom d’Afrive, je vous souhaite une bonne année 2026. Exigeante, pragmatique et orientée résultats !
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