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Niamey décrète une nouvelle mesure contre la pollution plastique, après l’échec de la loi de 2014 interdisant la production, l’importation, la commercialisation, l’utilisation et le stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité au Niger. À compter du 1er janvier 2027, toute utilisation des sachets plastiques dans les supermarchés de la capitale est interdite.
L’arrêté n°0071/AD/VN/SG portant interdiction des sachets plastiques dans les supermarchés de Niamey, la capitale de la République du Niger, a été rendu public le 1er juillet 2026, signé par l’administrateur délégué de la Ville, le Colonel Boubacar Soumana Garanké. Si les promoteurs de ces espaces commerciaux sont les premiers concernés par cette mesure, elle s’adresse également aux populations à qui ces emballages plastiques sont destinés.
Dans la mesure de Niamey, conforme aux dispositions de la loi n° 2014-63 du 05 novembre 2014, qui interdit la production, l’importation, la commercialisation, l’utilisation et le stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité au Niger, l’administrateur délégué de la ville souligne que les promoteurs de supermarchés disposent d’une période transitoire jusqu’au 31 décembre 2026 pour se conformer aux nouvelles dispositions. «Les sachets et emballages plastiques visés sont des produits de type polyéthylène d’épaisseur inférieur à 15 microns, non biodégradables et non oxo-dégradables», peut-on lire dans l’arrêté. Les responsables des supermarchés devront à la place privilégier des alternatives respectueuses de l’environnement telles que les sacs biodégradables, les emballages en papier ou les contenants réutilisables.
Très fins, ces sachets plastiques (de moins de 15 microns) sont souvent à usage unique. Les principaux risques incluent l’ingestion par la faune, la pollution durable, les risques pour la santé humaine et sur la santé publique, notamment à travers l’incinération. Car lorsqu’ils sont brûlés à l’air libre, ils dégagent des fumées toxiques nocives pour les voies respiratoires.
Des sanctions en cas de transgression
L’interdiction de ce type d’emballages dans les supermarchés de Niamey permettra donc à la ville de renforcer la protection de l’environnement, de lutter contre la pollution plastique, de préserver les ouvrages d’assainissement et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations. La nouvelle réglementation entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2027.
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Selon l’arrêté, et la loi de 2014, tout contrevenant s’exposera à des sanctions : de six mois à un an de prison, et à une amende de 50 000 (87,27 dollars) à 5 millions de francs CFA ( 8 725 dollars) pour la production ou l’importation de ce type de sachets; de trois à six mois et une amende de 100 000 (174, 52 dollars) à 1 million de francs CFA (1 745 dollars) pour une utilisation à buts professionnelles; à une amende de 100 fancs CFA (0,17 dollars) par unité de plastique à usage domestique; et à la saisie et la confiscation des sachets et emballages en infraction, ainsi que des moyens ayant servi à leur transport.
Afin que nul n’en ignore, des campagnes de sensibilisation et d’information seront initiées par les services techniques municipaux de la ville de Niamey, en partenariats avec les promoteurs des supermarchés afin d’informer toutes les populations sur les dispositions du présent arrêté, et de les sensibiliser à l’utilisation des emballages alternatifs.
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