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Alors que la Banque mondiale subissait d’énormes pressions des États-Unis depuis quelques temps déjà, le premier pays actionnaire de l’institution financière, elle a finalement cédé. Si le groupe prolonge indéfiniment son plan climat, il a annoncé le 30 juin 2026, l’abandon de son objectif d’allouer 45 % de ses financements à des projets de résilience climatique, dont en Afrique en Afrique.
La Banque mondiale vient de mettre à jour sa stratégie climatique. Après avoir décidé, en décembre 2023 de consacrer 45 % de ses financements annuels à des projets liés au climat, soit plus de plus de 40 milliards de dollars, l’institution financière choisit aujourd’hui d’abandonner cet engagement, pourtant essentiel à la lutte climatique. Ce changement fait suite à des pressions exercées par les États-Unis d’Amérique, principal actionnaire du groupe, malgré les efforts des gouvernements européens et de nombreux pays en développement pour maintenir l’objectif de 45 %.
En effet, l’administration américaine estime que ces quotas environnementaux détournent l’institution de sa mission première : la réduction de la pauvreté et la croissance économique.
Quand au Plan climatique global de la Banque, il se poursuivra normalement.
S’exprimant le 30 juin 2026 lors de la Conférence de Hambourg sur le développement durable, le directeur général de la Banque mondiale, Paschal Donohoe, a déclaré que la banque se concentrerait désormais moins sur les objectifs de dépenses et davantage sur les résultats générés par les projets.
« En annonçant la prolongation de ce cadre véritablement essentiel, nous nous concentrons désormais sur la manière dont nous pouvons assurer le suivi et rendre compte des résultats obtenus, plutôt que de nous contenter de comptabiliser les sommes dépensées ».
Quel impact pour l’Afrique ?
Si l’Afrique n’était pas le seul à bénéficier de ces financements climatiques, cette décision de la Banque mondiale ne sera pas sans conséquences pour le continent, qui a reçu en 2025 plus d’un tiers des 51 milliards de dollars américains accordés par Banque aux projets présentant des avantages climatiques (énergies renouvelables, transports durables, eau…). De manière globale, le plan d’action quinquennal de la Banque mondiale sur le changement climatique a consacré 48 % de ses prêts, dépassant ainsi son objectif initial de 45 %.
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Désormais, il faudra se passer du financement de la Banque mondiale. L’Afrique, qui ne reçoit qu’environ 3 % à 4 % du financement climatique mondial, pourtant parmi les continents plus touchés par le changement climatique, devrait donc voir ce pourcentage encore chuter avec cette décision. Rappelons que l’Afrique a besoin d’entre 250 et 300 milliards de dollars américains par an pour mettre en œuvre des projets d’adaptation et d’atténuation climatiques.
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