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À moins de quatre ans de l’échéance de la feuille de route des Objectifs de développement durable (ODD), fixée à l’horizon 2030, la progression n’est pas très importante. C’est le constat fait le 13 juillet 2026 au Forum politique de haut niveau pour le développement durable, par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Guterres. À New-York, l’ONU refuse cependant d’enterrer son grand pari.
Le Forum politique de haut niveau 2026 pour le développement durable s’est ouvert le 7 juillet 2026 au siège des Nations Unies à New York, aux États-Unis d’Amérique. Centré sur l’Agenda 2030, l’événement a marqué le début du segment ministériel le 13 juillet, permettant à 36 pays de présenter leurs bilans nationaux des Objectifs de développement durable (ODD). personne n’a cherché à masquer ce décalage entre l’ambition de 2015 et le bilan global rendu en 2026. Conflits armés, explosion de la dette, recul de l’aide au développement, dérèglement climatique : les crises successives ont ralenti, parfois inversé les progrès réalisés au cours de la dernière décennie.
« Crise après crise, les objectifs de développement durable s’éloignent davantage de notre portée. Seuls 36 % des objectifs mesurables sont encore en bonne voie ou progressent modérément, tandis que 15 % sont désormais en recul», a résumé le secrétaire général de l’ONU, António Guterres dans son allocution. Ces objectifs sont le recul de l’extrême pauvreté, l’éradication de la faim, l’accès universel à l’eau à l’assainissement, à des services énergétiques durables, à l’éducation et aux soins devenir une réalité universelle.
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« Pour autant, il n’a jamais été question d’abandonner le projet », a ajouté António Guterres. L’organisation internationale estime que les solutions sont largement identifiées et que ce qui fait défaut aujourd’hui, ce sont les moyens politiques et financiers de les appliquer.
Éviter l’échec de l’Agenda 2030
Rappelons que le déficit de financement annuel nécessaire pour atteindre les objectifs de développement durable dépasse désormais les 4 000 milliards de dollars américains.
Le reste des discussions porteront donc moins sur les objectifs eux-mêmes que sur la manière de lever les blocages : comment financer les infrastructures, réduire le coût du capital dans les pays en développement, attirer les investissements privés ou encore réformer les institutions financières internationales. Les cinq thèmes retenus cette année – l’eau, l’énergie, les infrastructures, les villes durables et les partenariats – ont tous présentés comme des accélérateurs capables d’entraîner le reste de l’Agenda 2030.
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Organisée sous l’égide du Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la journée de lundi 13 juillet 2026 a également marqué le début d’une semaine de discussions visant à préparer le prochain sommet sur les objectifs de développement durable de 2027, considéré comme la dernière occasion de relancer l’« Agenda 2030 » avant son échéance. Une semaine qui reflétera bien sûr ce changement de priorité.
Les organisateurs appellent à un « effort décisif » avant le sommet de 2027. Il ne s’agit plus seulement de tenir une promesse faite il y a plus de dix ans, mais d’éviter que l’Agenda 2030 ne rejoigne la longue liste des grandes ambitions internationales que les crises du monde auront fini par reléguer au rang des bonnes intentions.
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