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La compagnie nationale algérienne des hydrocarbures, la Sonatrach, vient de lancer le chantier d’une nouvelle station de dessalement de l’eau de mer en Algérie. L’usine approvisionnera son site industriel de Skikda, pôle d’importantes infrastructures de raffinage, ainsi que l’Algérienne des Eaux (ADE).
Les travaux de la nouvelle station de dessalement de l’eau de mer de la Sonatrach ont officiellement démarré le 14 juillet 2026. Nour Eddine Daoudi, le président directeur général du géant pétrolier algérien, a lancé le chantier dont la réalisation a été confiée à l’Algerian Desalination Company (ADC) et l’exécution des travaux à l’entreprise nationale de canalisations (Enac), toutes deux filiales de la Sonatrach.
«Le lancement de ce projet illustre l’engagement constant du groupe à poursuivre la réalisation de projets stratégiques, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité hydrique, à la promotion du développement durable et à la consolidation de la souveraineté nationale en matière de ressources en eau», a indiqué l’entreprise dans un récent communiqué.
La future installation disposera d’une capacité de production de 140 000 m³ d’eau par jour, dont 100 000 m³ par jour destinés à l’approvisionnement de la zone industrielle de Skikda, un des plus grands complexes pétrochimiques d’Algérie géré par Sonatrach, et qui abrite d’importantes infrastructures de raffinage. Ce qui devrait réduire la pression sur les ressources d’eau douce disponibles.
Les 40 000 m³ d’eau restants par jour, seront injectées dans le réseau de l’Algérienne des Eaux (ADE).
Un délai de 24 mois pour livrer la future usine
En effet, l’ADE fait face à un stress hydrique structurel, avec une ressource par habitant en baisse. Pour sécuriser l’approvisionnement des citoyens, elle s’appuie sur la diversification des sources : le dessalement d’eau de mer (qui cible une part majeure de l’eau produite à terme), le transfert depuis les eaux souterraines du sud et l’exploitation des eaux de surface. Cette situation est principalement due à une baisse drastique des précipitations et des épisodes de sécheresse prolongée, accentués par le réchauffement climatique.
« Le délai de réalisation du projet hydrique n’excédera pas 24 mois, conformément aux plus hauts standards techniques et d’ingénierie», a confié la Sonatrach. Rappelons que le groupe algérien a contribué à la réalisation d’une part majeure du parc national de dessalement de l’Algérie, composé de 19 usines en exploitation, avec une capacité de 3,7 millions de m³ par jour.
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Le pays d’Afrique du Nord met actuellement en œuvre un programme d’avenir d’une ampleur exceptionnelle qui prévoit de porter, à l’horizon 2030, à 27 le nombre de stations de dessalement du pays, pour une capacité totale de 5,7 millions de m³/jour, plus de 2 148 km de réseaux, et une desserte de plus de 28 millions de personnes. L’objectif stratégique est d’assurer 60 % de l’approvisionnement en eau potable grâce au dessalement.
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