La start-up nigériane Metro Africa Xpress (Max) ambitionne d’augmenter ses capacités de production de véhicules électriques et de batteries alimentés à l’énergie solaire, de renforcer ses capacités propriétaires en matière d’internet des objets (IoT) et de gestion de flotte, et de soutenir son expansion géographique en Afrique de l’Ouest et centrale, pour répondre à la demande locale en moyens de transport plus abordables et écologiques. C’est dans cette optique qu’elle a entrepris une levée de fonds de 24 millions de dollars américains.
Les capitaux obtenus récemment combinent des investissements en capital d’Equitane DMCC, Novastar Endeavor Catalyst et d’autres investisseurs internationaux, ainsi qu’un financement par emprunt adossé à des actifs et axé sur le climat, octroyé par l’Energy Entrepreneurs Growth Fund (EEGF), géré par Triple Jump, et d’autres partenaires financiers spécialisés dans le développement.
Construire une infrastructure de transport durable en Afrique
En effet, Metro Africa Xpress exploite une plate-forme de mobilité propre qui propose des solutions d’accès aux véhicules électriques, d’échange de batteries et de propriété au Nigeria, au Ghana et au Cameroun. La jeune entreprise s’attaque ainsi à deux problèmes majeurs dans les villes africaines à savoir le manque de fiabilité de l’électricité et le coût élevé des carburants.
En juillet 2025, la start-up nigériane a par exemple lancé la première station d’échange de batteries alimentées à l’énergie solaire en Afrique de l’Ouest, précisément au Nigeria. La station est notamment alimentée par un panneau solaire photovoltaïque de 20 kWp, un onduleur de 24 kW et un parc de batteries de 30 kWh, réduire la dépendance à l’égard des combustibles fossiles. Ce nouveau tour de table s’inscrit donc dans le cadre d’un déploiement plus large, qui soutiendra également la réduction des coûts d’exploitation pour les conducteurs et générera un impact durable.
Avant ce tour, la plate-forme d’abonnement de véhicules à émission zéro en Afrique a levé, en 2021, 31 millions de dollars en 2021 lors d’une Série B pilotée par Lightrock, aux côtés de Global Ventures, basée aux Émirats arabes unis. Le capital a notamment permis le déploiement de véhicules électriques et d’infrastructures de recharge, ainsi que la fourniture de crédits et de produits financiers à plus de 100 000 conducteurs.
Et bien avant la Série B, la start-up Metro Africa Xpres fondé en 2015 avait également mobilisé plus de 40 millions de dollars de dette institutionnelle pour financer ses projets pilotes, en complément d’obligations et de précédents tours en capital-risque qui ont permis de structurer progressivement son activité de financement de véhicules.
D’autres pays africains ont également l’ambition d’augmenter leurs capacités de production de batteries, bus, voitures, motocyclettes et tricycles électriques pour répondre à la demande locale en moyens de transport plus abordables et écologiques. Et ils gagneraient, comme le Nigeria, à s’appuyer sur les start-up, cruciales dans la transformation du secteur de la mobilité électrique sur le continent africain.
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