Le Kenya s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 32 % d’ici à 2030. Pour atteindre cet objectif, des mesures doivent être prises dans tous les secteurs, et les transports constituent un élément essentiel du puzzle. Pour soutenir cette ambition, le ministre kényan des Routes et des Transports, Davis Chirchir a lancé le 3 février 2026 la politique nationale en matière de mobilité électrique du pays d’Afrique de l’Est.
«La formulation de cette politique nationale de mobilité électrique marque une étape importante dans la transition du Kenya vers un système de transport propre, efficace et inclusif. Grâce à cette politique, le gouvernement établit un cadre clair pour promouvoir l’adoption des technologies de mobilité électrique, construire les infrastructures nécessaires et encourager l’innovation et les investissements dans ce secteur», a affirmé Davis Chirchir en lançant cette politique.
Un catalyseur à la transition vers la mobilité électrique
Concrètement, la stratégie du gouvernement kényan vise à créer un environnement propice à la croissance et à l’adoption des véhicules électriques dans le pays, notamment, en élaborant un cadre politique, juridique et institutionnel intégré et complet afin de promouvoir l’adoption de la mobilité électrique; en promouvant la fabrication et de l’assemblage locaux de véhicules électriques, en développant; et en renforçant les capacités infrastructurelles de mobilité électrique afin d’accélérer l’adoption des véhicules électriques.
Le nouveau guide de mobilité électrique vise également l’amélioration des capacités et des compétences techniques locales tout au long de la chaîne de valeur de la mobilité électrique, le renforcement des mesures socio-économiques visant à promouvoir l’adoption des véhicules électriques, et le développement de sources de financement alternatives afin de réduire la dépendance excessive à la taxe sur les carburants pour l’entretien, la réhabilitation et le développement des routes, s’alignant ainsi sur la vision 2030 du Kenya en matière de réduction des GES, et sur le programme de transformation économique ascendante et des contributions déterminées au niveau national (CDN) prévues à l’article 4, paragraphe 2, de l’accord de Paris. Ce paragraphe stipule que les parties doivent prendre des mesures nationales d’atténuation pour atteindre les objectifs de ces contributions, en visant la décarbonation.
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En effet, en 2015, le secteur des transports au Kenya représentait déjà 13 % des émissions de GES, et les projections indiquent que ce chiffre passera à 17 % d’ici à 2030 en raison de facteurs tels que la croissance démographique et l’industrialisation, selon le ministère des Routes et des Transports du pays d’Afrique de l’Est. En accélérant l’adoption des véhicules électriques, le Kenya prend des mesures décisives là où cela compte le plus, en réduisant les émissions tout en modernisant la mobilité.
La mise en place de la politique nationale de la mobilité électrique au Kenya offrira aussi de puissantes opportunités économiques, à travers la fabrication et l’assemblage locaux et la création de nouveaux emplois tout au long de la chaîne de valeur, renforçant la position du pays de leader de la mobilité électrique en Afrique de l’Est.
Pour mémoire, le kenya a enregistré plus de 24 000 véhicules électriques (VE) en 2025, favorisant l’assemblage local et le développement d’infrastructures de recharge.
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