Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
France
Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
France

Au cours des cinq prochaines années, l’Égypte entend bien veiller à l’alignement des politiques économiques avec la protection des écosystèmes. C’est l’ambition nourrit par le pays d’Afrique du Nord qui vient de lancer sa stratégie nationale de conservation de la biodiversité. La stratégie établit un cadre national clair pour la protection des écosystèmes, la restauration des territoires qui ont perdu leur fertilité ou ont été endommagés, et la promotion de la gestion durable des ressources naturelles.
«Les richesses naturelles seront désormais exploitées de manière à éviter leur épuisement et à les préserver pour les générations futures», explique la ministre égyptienne du Développement local et de l’Environnement, Manal Awad, parlant de la nouvelle stratégie de conservation de la biodiversité, avant d’ajouter que la mission principale de cette politique est d’intégrer la conservation de la biodiversité dans les domaines clés du développement du pays. Il s’agit notamment des domaines de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme, de l’irrigation, du secteur pétrolier et de l’urbanisme.
En effet, les activités économiques seraient la cause principale de la destruction de la biodiversité, altérant des terres et les océans, et l’Égypte n’est pas épargné, d’où l’urgence de concilier son développement avec la protection de son environnement unique.
La mise en œuvre d’un plan de financement de la biodiversité
Rappelons que l’Égypte possède une biodiversité singulière, du berceau de la civilisation dans la vallée du Nil aux déserts égyptiens riches en ressources naturelles, en passant par ses mers abritant le deuxième plus grand récif corallien au monde. Cette richesse naturelle fait partie intégrante de l’identité nationale du pays et constitue le fondement de sa sécurité économique et alimentaire.
Le pays a déjà réalisé des progrès en matière de protection de l’environnement : il développe par exemple les lacs égyptiens, étend le réseau de réserves naturelles – qui couvrent désormais plus de 14 % du territoire national – et met en œuvre des politiques liées à l’économie verte et bleue.
Le document propose aussi d’impliquer le secteur privé dans des projets liés à l’écotourisme, à la gestion des réserves naturelles, à l’économie bleue et aux énergies propres, ainsi que la mise en œuvre d’un plan de financement de la biodiversité élaboré conjointement avec des partenaires internationaux, entre autres objectifs. Le document en comprend 21 en tout.
Cette stratégie servira de feuille de route fondée sur des principes scientifiques, les meilleures pratiques internationales et les dispositions du cadre mondial pour la biodiversité. Son adoption constitue une étape importante en vue de la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre prochain.
Recevez nos actualités récentes directement dans votre boîte mail.