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La campagne de reboisement 2026 du projet de conservation et de restauration des forêts classées en Côte d’Ivoire est lancée. L’initiative vise la plantation de près de 12 millions d’arbres indigènes dans le pays d’Afrique de l’Ouest, en vue de la restauration de son couvert forestier, fortement dégradé.
Après une première phase consacrée aux études techniques, aux travaux préparatoires et aux premières opérations de reboisement, les activités de la campagne de reboisement 2026 du projet de conservation et de restauration des forêts classées en Côte d’Ivoire démarrent enfin. Elles ont été lancées le 20 juin 2026 par le ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, dans le cadre d’un partenariat avec le groupe Eni Côte d’Ivoire, en vue d’accompagner les efforts du gouvernement dans la restauration du couvert forestier national.
De manière globale, le projet ambitionne la conservation et la restauration de quatorze forêts classées couvrant une superficie d’environ 145 000 hectares, à travers la plantation de près de 12 millions d’arbres indigènes dans le pays.
Plus de 600 hectares de forêts à restaurer dans la première phase
«La restauration du couvert forestier constitue une priorité nationale, conformément à la vision du président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara, qui vise à porter le taux de couverture forestière de la Côte d’Ivoire à 20 % à l’horizon 2030», a déclaré Jacques Assahoré Konan lors de la cérémonie à Azaguié, au sein de l’agro-forêt de Bébasso. Il a ajouté que la restauration durable de ces paysages forestiers dégradés contribuera à renforcer la biodiversité, à améliorer la résilience des écosystèmes et à contribuer à la séquestration du carbone.
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La première étape du projet engagée permettra donc la restauration de plus de 600 hectares de forêts classées prioritaires, notamment les forêts classées de Yapo-Abbé, Massé-Mé, Séguié et Bébasso. Il s’agit des forêts qui subissent une dégradation critique, principalement causée par des défrichements agricoles illégaux (cacao-culture et hévéa sous couvert forestier) selon le ministère des Eaux et Forêts de la Côte d’Ivoire. Une situation qui a mené le gouvernement ivoirien à lancer des opérations majeures de reconquête.
La réserve de Yapo-Abbé par exemple, créée en 1926, fait face à d’importantes intrusions. L’État ivoirien a repris le contrôle effectif de près de 6 532 hectares (environ 25,75% de sa superficie totale) lors d’opérations de sécurisation, permettant de déloger l’occupation illégale.
Le secteur privé incité à s’engager davantage
Et sur l’ensemble du territoire, entre 80 % et 90 % du son couvert forestier a été perdu depuis 1960, passant de 16 millions à moins de 3 millions d’hectares.
Saluant l’engagement du groupe Eni Côte d’Ivoire pour son engagement en faveur de la préservation de l’environnement et du développement durable. Le gouvernement ivoirien a souligné l’importance de la contribution du secteur privé dans les efforts de restauration du patrimoine forestier national et a invité d’autres entreprises à s’engager dans des initiatives similaires.
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Enfin, les populations ont été sensibilisées à la nécessité de préserver les espaces forestiers, condition essentielle à la construction d’une Côte d’Ivoire plus verte, plus résiliente et plus prospère, les forêts classées constituant un patrimoine stratégique pour la nation et ne devant faire l’objet ni d’occupation, ni d’exploitation à des fins agricoles.
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