SÉNÉGAL : deux usines valorisent les boues de vidange pour la fertilisation des productions agricoles et maraîchères

Assainir pour protéger la santé et l’environnement. C’est la vision du ministère sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui vient de réceptionner deux nouvelles usines de valorisation des boues de vidange au Sénégal, précisément dans la région de Kaffrine, au centre du pays, avant de procéder à leurs mises en œuvre.

La première installation à être entrée en service est l’usine de Malem Hoddar. D’une capacité de 30 m3 par jour, elle permettra de collecter et de traiter les boues retenues dans les fosses septiques. «Dans une approche d’économie circulaire, les eaux usées traitées et les boues stabilisées pourront être valorisées dans le maraîchage, l’agriculture  et la reforestation, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions sanitaires et environnementales des populations», a fait savoir le ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, lors de cérémonie de mise en service de l’unité d’assainissement.  

Des installations construites dans le cadre du PEAMIR

Cheikh Tidiane Dièye s’est ensuite rendu dans la commune de Mbirkilane, toujours dans la région de Kaffrine, où il a inauguré une deuxième station de valorisation des boues de vidange, légèrement plus grande que celle de Malem Hoddar, avec une capacité de 45 m3 par jour.

Ces installations, au-delà de la préservation de la dignité et de la prévention des risques de maladies, offrent des atouts pour jeter les bases d’une économie circulaire des boues de vidange dans le pays d’Afrique de l’Ouest. Au delà de avantages cruciaux qu’offrent cette démarche comme la production d’engrais organiques (compostage) telle qu’énoncé par le président sénégalais, la génération d’énergie (méthanisation), et la baisse des coûts d’assainissement, la valorisation de ces déchets contribue significativement à réduire la pollution des sols et des nappes phréatiques.

La mise en œuvre de ces projets s’inscrit dans la cadre du Projet eau et assainissement en milieu urbain (PEAMIR) en cours, et qui vise à accroître de manière substantielle l’accès aux services d’assainissement en milieu semi urbain et rural à travers la mise en œuvre des orientations de la nouvelle stratégie de l’assainissement rural et de l’approche à définir pour les gros centres ruraux. Les localités concernées par cette composante sont notamment Diourbel, Guinguinéo, Nioro du Rip, Mbirkilane, Koungheul, Gandiaye et Malem Hoddar. Le PEAMIR est financé par la Banque mondiale.

Lire aussi – Eau et assainissement en Afrique : des orientations stratégiques claires données au 23e Congrès de l’AAEA à Yaoundé

Les stations de valorisation des boues de vidange de Malem Hodar et Mbirkilane entre en service alors que le ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement fait une tournée de suivi des chantiers et de lancement des projets et d’inauguration des installations dans le pays.

Le 3 mars 2026, Cheikh Tidiane Dièye a aussi procédé à l’inauguration, à Gandiaye, d’un système semi-collectif d’assainissement, également réalisé par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Le système comprend 31 km de réseaux d’eaux usées, 1 125 branchements d’égouts, deux stations de pompage,  une station d’épuration de 750 m3 par jour et d’une station de traitement des boues de vidange de 15 m3 par jour.

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Inès Magoum
Inès Magoum
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