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Le 9 juin 2026, le gouvernement tchadien, avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a lancé l’initiative pour le financement de la biodiversité (BIOFIN) au Tchad. À travers la mise en oeuvre de l’initiative mondiale, le pays d’Afrique centrale vise l’élaboration d’un Plan de financement durable pour sa Biodiversité.
La biodiversité au Tchad s’étend du désert du Sahara au nord jusqu’aux savanes soudaniennes au sud. Cette mosaïque d’écosystèmes (zones humides, forêts, steppes) abrite une faune emblématique (lions, girafes, éléphants, antilopes), qui fait face à de grands défis de préservation liés au climat et aux activités humaines, tandis que les financements disponibles restent insuffisants pour répondre aux besoins de préservation et de restauration des écosystèmes. C’est dans ce contexte que le gouvernement du Tchad a lancé l’initiative pour le financement de la biodiversité (BIOFIN) dans le pays d’Afrique centrale.
L’initiative mondiale du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) devrait apporter une réponse concrète aux différents problèmes du Tchad en matière de biodiversité, en analysant les besoins de financement, les investissements existants et les opportunités de mobilisation de ressources supplémentaires en faveur de la biodiversité.
Un levier pour les ambitions du Tchad à l’horizon 2030
Le principal résultat attendu de BIOFIN est l’élaboration d’un Plan de financement durable de la biodiversité (PFB), qui identifiera les mécanismes les plus adaptés pour renforcer les investissements en faveur du patrimoine naturel du pays.
Renforcer les investissements en faveur du patrimoine naturel du Tchad offre des avantages majeurs : cela permet de diversifier une économie trop dépendante du pétrole, de stimuler l’écotourisme créateur d’emplois, de renforcer la sécurité alimentaire des communautés pastorales, et de protéger durablement des écosystèmes sahéliens uniques. Rappelons que au Tchad, une grande partie de la population dépend directement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
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« La protection de la biodiversité ne se décrète pas seulement dans les instances internationales. Elle se construit au quotidien, par les actions concrètes posées ici, sur le sol tchadien, par chacune et chacun d’entre nous. Le Tchad possède un patrimoine naturel d’une valeur inestimable. Ce capital biologique représente un atout majeur dans la lutte contre les changements climatiques, le renforcement de la sécurité alimentaire et la préservation de la santé de nos populations », a souligné Hassan Bakhit Djamous, le ministre tchadien de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable.
Le déploiement de BIOFIN au Tchad s’inscrit dans les priorités du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 » et contribuera à soutenir un développement durable et résilient. Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) est un partenaire clé du programme. Il soutient déjà 91 pays dans l’élaboration de plans de financement pour renforcer la résilience des écosystèmes et lutter contre le changement climatique.
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