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Le 4 août 2026, un consortium conduit par la société helvético-japonaise Kanadevia Inova, a signé un contrat de concession avec la commune de Casablanca au Maroc, pour un investissement de 1,5 milliard de dollars américains dans le méga-projet de valorisation énergétique des déchets dans la ville. La centrale sera construite sur le site de la décharge de Médiouna.
L’accord de concession signé entre le consortium conduit par la société helvético-japonaise Kanadevia Inova, spécialisée dans la valorisation des déchets et la ville de Casablanca au Maroc, porte sur une durée de 33,5 ans, incluant la phase de construction. Celle-ci sera mise en oeuvre par Somagec, entreprise marocaine de construction. Outre Kanadevia Inova et Somagec, le consortium comprend Nareva, société marocaine d’énergie, et le japonais Itochu, qui intervient dans l’import-export, le négoce mondial et l’investissement. Itochu investira dans la société de projet Al Beida Clean Power par l’intermédiaire de sa filiale britannique I-Environment Investments Ltd.
Le démarrage effectif des travaux se fera dès que le financement sera entièrement sécurisé, soit à la fin de l’année en cours. La décharge de Médiouna, la plus grande du Maroc, établie sur 260 hectares, a été choisie pour abriter l’infrastructure qui traitera 1,5 million de tonnes de déchets municipaux solides par an à Casablanca.
Une solution à la pollution et à l’instabilité électrique
La chaleur dégagée permettra de produire de l’électricité, avec une capacité estimée à 115 MW. Le projet porte également sur l’exploitation, la fermeture et la gestion des décharges existantes de Médiouna , ainsi que sur la construction et l’exploitation de nouvelles décharges. Rappelons que la décharge de Médiouna, mise en service en 1986, est arrivée en saturation depuis quelques années, engendrant une crise écologique, sanitaire et urbaine majeure pour la métropole.
Il est également prévu la construction et l’exploitation d’une centrale au biogaz d’une capacité de 4 MW, utilisant le méthane issu des décharges, ainsi que la construction et l’exploitation d’une centrale solaire de 50 MW sur des terrains excédentaires optimisés grâce au détournement des déchets des décharges.
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« La capacité totale de production d’électricité de l’ensemble des installations sera suffisante pour couvrir les besoins énergétiques annuels d’environ 1 million de personnes, ce qui équivaut à environ un quart de la population de Casablanca», a indiqué le japonais Itochu dans un communiqué publié le 4 août 2026. Grâce à une gestion appropriée des déchets et à la réduction des déchets mis en décharge, le projet devrait aussi permettre d’éviter jusqu’à 128 millions de tonnes d’émissions de CO₂ sur une période de 33,5 ans et contribuera de manière significative à une gestion avancée des déchets, à l’amélioration de l’autosuffisance énergétique et à la mise en place d’une société décarbonée dans le royaume chérifien.
D’après le consortium, les travaux sur le site de Médiouna devraient s’étendre sur environ trois ans et demi. La pleine exploitation de la centrale annoncée pour mi-2030.
Dans la foulée, le consortium conduit par Kanadevia Inova a signé un contrat d’achat d’électricité (CAE) avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (Onee) et la société de services urbains SRM Casablanca-Settat, garantissant ainsi la commercialisation de l’énergie produite par la future centrale, qui sera la première de ce type au Maroc.
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