Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
France
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Les réserves de biosphère de Takamanda-Cross River Gorilla au Cameroun et de Theniet El Had en Algérie rejoignent officiellement le réseau mondial des réserves de biosphère de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Ces deux sites figurent parmi les 14 nouvelles réserves désignées le 5 juin 2026 à travers le monde.
Le Cameroun et l’Algérie viennent ainsi renforcer la présence africaine au sein du réseau mondial des réserves de biosphère de l’Unesco. La réserve de Takamanda-Cross River Gorilla est située dans le sud-ouest du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, tandis que la réserve de Theniet El Had se trouve dans la wilaya de Tissemsilt, au cœur du massif de l’Ouarsenis en Algérie.
La réserve de biosphère de Takamanda-Cross River Gorilla joue un rôle essentiel dans la conservation du gorille de la rivière Cross (Gorilla gorilla diehli), considéré comme l’un des primates les plus menacés de la planète.
Selon l’Unesco, cette sous-espèce ne subsiste aujourd’hui que dans quelques zones forestières isolées situées entre le Cameroun et le Nigeria. Le classement du site contribue ainsi à renforcer les efforts de préservation de cette biodiversité exceptionnelle.
La réserve de biosphère de Theniet El Had constitue pour sa part un important sanctuaire naturel en Afrique du Nord.
Le site joue un rôle majeur dans la préservation de la biodiversité régionale, le maintien de l’équilibre des écosystèmes forestiers et le développement durable des communautés locales qui vivent à proximité de cette aire protégée.
« Les réserves de biosphère démontrent chaque jour que la protection de la nature et l’amélioration des conditions de vie des populations ne sont pas des objectifs contradictoires. Les désignations de cette année couvrent tous les continents et illustrent toute la diversité de ce que signifie vivre en harmonie avec la nature », a déclaré Khaled El-Enany, directeur général de l’Unesco.
Selon l’organisation internationale, ces espaces constituent de véritables laboratoires vivants permettant de concilier préservation de l’environnement, développement économique local et recherche scientifique.
Parmi les principaux bénéfices associés à cette reconnaissance figurent la valorisation économique des territoires, l’accès à un réseau international d’experts ainsi que la protection à long terme des écosystèmes.
Avec ces nouvelles désignations, le réseau mondial des réserves de biosphère compte désormais 797 sites répartis dans 145 pays.
Aux côtés des sites du patrimoine mondial et des géoparcs mondiaux, ces réserves contribuent à la protection de plus de 13 millions de km² d’écosystèmes terrestres et marins placés sous l’égide de l’Unesco.
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