L’objectif est clair : étendre et moderniser l’irrigation sur 30 000 hectares dans la zone sud-est de la plaine du Gharb, en s’appuyant sur les réserves du barrage Al Wahda. Au cœur de cette stratégie, la généralisation du goutte-à-goutte et d’autres techniques économes en eau. Ces innovations doivent permettre d’optimiser l’utilisation de chaque goutte d’eau, tout en augmentant significativement la productivité agricole.
L’enjeu est de taille. L’agriculture irriguée, bien que ne couvrant qu’une partie des terres cultivées, représente 45 % de la valeur ajoutée du secteur, 75 % des exportations agricoles et 86 % de la production des cultures industrielles. Dans un contexte où le secteur agricole pèse pour 10 % du PIB national, sa modernisation s’impose comme une priorité absolue.
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Ce financement japonais intervient à point nommé, quelques jours seulement après le lancement de la campagne agricole 2025/2026. Pour cette saison, le ministère de l’Agriculture table sur la mise en culture de plus de 4 millions d’hectares de céréales et légumineuses. À l’horizon 2030, l’ambition est d’étendre l’irrigation de complément à 1 million d’hectares, afin de renforcer la résilience des cultures face aux aléas climatiques.
L’adoption massive de technologies d’irrigation performantes devrait non seulement sécuriser les récoltes, mais aussi réduire la pression sur les ressources en eau, de plus en plus rares. Pour les autorités marocaines, il s’agit là d’un levier essentiel pour maintenir la compétitivité du secteur agricole, pilier de l’économie nationale.
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