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ALGÉRIE : la station d’épuration de Reghaïa soutient l’irrigation de 17 000 hectares de cultures dans la Mitidja orientale

Les installations de raccordement et de transfert des eaux usées traitées de la station d’épuration de Reghaïa, une commune de la wilaya d’Alger, vers le bassin agricole de la Mitidja orientale (le Hamiz), sont entrées en service le 10 mars 2026. Lancées par le ministre algérien de l’Hydraulique, Taha Derbal, les nouvelles installations, dont des canalisations, disposent d’une capacité de transfert de 60 000 m3 d’eau par jour.

par Inès Magoum
La plaine de la Mitidja en Algérie

Les nouvelles sont bonnes pour les exploitations de la plaine de la Mitidja orientale. Désormais, 60 000 m3 d’eaux usées traitées transiteront chaque jour par un réseau de canalisations, en provenance de la station d’épuration de Reghaïa, pour irriguer leurs plantations, étendues sur 17 000 hectares, couvrant les wilayas d’Alger et de Boumerdès. Les installations de raccordement et de transfert ont été mises en service le 10 mars 2026 par le ministre algérien de l’Hydraulique, Taha Derbal.

Les 60 000 m3 d’effluents traités seront déduis des 80 000 m3 d’eau que produit l’usine de traitement des eaux usées de Reghaïa par jour, capacité qui devrait s’étendre à 152 000 m3 par jour à la fin des travaux d’extension en cours au niveau de la station, développés par la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (Seeal).

Réduire la pression sur les ressources en eau potable

En effet, le Hamiz, ainsi que  la Mitidja centre (19 000 hectares) et ouest (16 000 hectares),  font partir du périmètre irrigué de la Mitidja, l’un des bassins agricoles les plus productifs du pays, étendu sur une superficie de plus de 100 000 hectares, et couvrant principalement les wilayas d’Alger, de Boumerdès, de Tipaza et de Blida. Ses principales cultures sont les agrumes, les rosacées, les vignes, les cultures maraîchères, les fourrages ou encore les céréales. Ces terres appartiennent à l’États mais sont cultivées par des agriculteurs détenant des droits de concession sur une période de 40 ans renouvelable sous forme de fermes collectives ou de fermes individuelles.

En achevant ce projet d’approvisionnement en eau d’irrigation à partir de cette source non conventionnelle qu’est «l’eau usée», le gouvernement algérien veut également réduire la pression sur les ressources en eau potable dans le pays. En Algérie, la sécheresse a entraîné une surexploitation des nappes phréatiques, réservoirs souterrains d’eau douce à des fins agricoles, du fait de l’assèchement des cours d’eau.

La gestion des eaux souterraines est donc devenue un enjeu stratégique pour éviter l’épuisement des ressources en eau destinée à la consommation, d’où la multiplication des projets de transfert des eaux usées traitées vers des plantations agricoles. Le projet de la Mitidja orientale s’inscrit dans la stratégie nationale de l’Office national de l’irrigation et du drainage (Onid) de l’Algérie, pour sécuriser l’eau l’irrigation.

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