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Formation : l’université de Djibouti inaugure un laboratoire de recherche en énergies renouvelables

L’université de Djibouti vient de se doter d’un laboratoire de recherche en énergie et systèmes énergétiques (LaRESE). Financée par la Banque mondiale, l’infrastructure a été inaugurée le 15 janvier 2026 par le ministre djiboutien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Nabil Mohamed Ahmed.

par Inès Magoum
Le laboratoire de recherche en énergie et systèmes énergétiques de Djibouti

La Vision 2035 de Djibouti prévoit une transition ambitieuse vers 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2035, afin de réduire la dépendance aux hydrocarbures, diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) et améliorer l’accès à l’électricité, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Le laboratoire de recherche en énergie et systèmes énergétiques (LaRESE) inauguré récemment à l’université de Djibouti pourrait l’y aider, en ceci qu’il permettra aux chercheurs et étudiants de développer des solutions concrètes et utiles pour le pays et la région Afrique de l’Est.

Le Forum national sur la Promotion de l’énergie Solaire (FNES), organisé par le ministère djiboutien de l’Énergie et des Ressources naturelles en novembre 2025, avait déjà mis en évidence le rôle structurant que peut jouer le solaire dans transformation durable du modèle énergétique national. Une voie vers laquelle se tournera certainement, mais pas que, la recherche au LaRESE. Ce projet est concrétisé dans le cadre de l’initiative régionale African Centres of Excellence (ACE-Impact), soutenue par la Banque mondiale et visant à renforcer la recherche appliquée et l’enseignement supérieur en Afrique subsaharienne.

Le laboratoire de recherche en énergie et systèmes énergétiques de Djibouti©univdjibouti

Équipé d’instruments scientifiques de haute technologie, le nouveau centre dirigé par Chaker Ibrahim Omar se concentrera sur l’optimisation du réseau électrique et la gestion durable des ressources, outre le développement des énergies renouvelables.

Répondre à la demande  locale croissante en énergies renouvelables

Alors que les étudiants africains ont tendance à immigrer à l’étranger en quête de connaissances, le LaRESE constitue une avancée pour l’éducation nationale, car, elle contribuera à réduire la fuite de cerveaux en garantissant une formation de classe mondiale dans le domaine des énergies renouvelables, et pourrait faire de Djibouti un centre d’innovation technologique dans la Corne de l’Afrique.

Et le pays peut prétendre à cette ambition, lui, qui bénéficie notamment de l’un des taux d’ensoleillement les plus élevés d’Afrique, un atout stratégique majeur pour réussir la transition énergétique. Aujourd’hui encore fortement dépendant des importations d’électricité, plus des deux tiers (environ 72% à 80%) de son alimentation totale en 2023, principalement en provenance de l’Éthiopie, Djibouti se tourne également de plus en plus vers la géothermique et l’éolien pour assurer son autonomie énergétique.

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