Le Projet de renforcement de l’approvisionnement en eau potable et assainissement et d’amélioration de la résilience à Zinder, Mirriah et villages environnants entre dans sa phase d’exécution au Niger. Financée par la Banque africaine de développement (BAD), l’initiative permettra d’améliorer l’accès à ces services essentiels par les populations, d’ici à 2030.
Dans les villes de Zinder et de Mirriah, ainsi que les villages environnants au Niger, le taux d’accès à l’eau potable n’atteint que 53,4 % tandis que la couverture en assainissement de base est inférieure à 6,1 %, avec un taux de défécation à l’air libre dépassant 76,5 %. Les principaux impacts négatifs sont la propagation des maladies hydriques graves comme le choléra et la diarrhée, une augmentation de la mortalité infantile et maternelle, une baisse de la productivité économique et une dégradation environnementale.
Le Projet de renforcement de l’approvisionnement en eau potable et assainissement et d’amélioration de la résilience à Zinder, Mirriah et villages environnants, baptisé PREPA-Zinder Mirriah (phase I), se veut donc un projet de solutions. Financé à hauteur de 165,5 millions de dollars par la Banque africaine de développement (BAD), par le biais du Fonds africain de développement (FAD), le projet comprend la construction d’installations hydrauliques et d’assainissement au bénéfice de 600 000 personnes, à savoir de nouveaux forages, des châteaux d’eau et 150 kilomètres de réseaux de distribution ainsi qu’à une station de traitement de boues de vidange pour l’assainissement autonome. Le prêt du FAD financera également la réalisation de 12 000 branchements sociaux, 50 bornes-fontaines, 5 000 latrines familiales, 200 latrines institutionnelles, 100 édicules publics et une station de traitement des boues de vidange.
La formation des techniciens aux métiers de l’eau et de l’assainissement
Dans le cadre du projet hydraulique, plus de 500 000 personnes (dont 51 % de femmes) seront sensibilisées aux problématiques de l’eau, de l’hygiène, de la santé et du climat. Au moins 50 femmes gestionnaires de bornes-fontaines et 100 gestionnaires d’édicules publics (60 % de femmes) seront accompagnés dans leurs activités. Quant-aux collecteurs de déchets, ils seront dotés de six camions-vidangeurs et de dix tricycles manuels.
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«Par ailleurs, le projet appuiera 150 apprentis (dont 50 % de femmes) et 20 techniciens dans des métiers d’électriciens, de plombiers et d’agents d’assainissement. Il développera dix périmètres maraîchers et un périmètre en aval de la station de traitement. Plus de 300 équipements post-récolte seront fournis aux femmes pour l’allègement des tâches ménagères et l’augmentation de leurs revenus», indique la BAD.
Le renforcement des capacités institutionnelles comprendra en outre la formation de 30 cadres ministériels et la mise en œuvre de systèmes d’information géographique et de suivi-évaluation, soit plus 1 million bénéficiaires pour l’ensemble du projet, qui préparera également des études pour une deuxième phase couvrant l’évaluation d’impact environnemental et social, l’égalité de genre et la santé.
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