Barrage nigérian de Dasin Hausa : le Cameroun demande des études d’impact transfrontalières

Le 25 mai 2026, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a reçu en audience, une délégation de Mainstream Energy Solutions conduite par son Directeur général, Lamu Audu. Elle est venue présenter le projet hydroélectrique de Dasin Hausa que le Nigeria souhaite lancer prochainement, et qui sera situé en aval du barrage camerounais de Lagdo. Le pays d’Afrique centrale, qui craint des répercussions écologiques et hydrauliques, exige des études d’impact transfrontalières avant la poursuite des discussions.

Un nouveau projet hydroélectrique est au cœur de toutes les attentions au Cameroun et au Nigeria. Il s’agit du barrage hydroélectrique de Dasin Hausa, qui sera implanté en aval du barrage camerounais de Lagdo, ouvrage hydroélectrique majeur qui alimente la partie septentrionale du pays en électricité et permet l’irrigation agricole.

Alors que la partie nigériane, à l’initiative du projet voit déjà en ce futur barrage la solution à de multiples problèmes pour le Nigeria _ renforcement de la production hydroélectrique, maîtrise des crues, irrigation agricole et développement socio-économique des zones riveraines, le Cameroun est encore dubitatif quant à sa mise en œuvre, au vu la position du site choisi pour accueillir l’ouvrage.

Le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba a d’ailleurs saisi l’occasion de l’arrivée de la délégation de Mainstream Energy Solutions le 25 mai 2026, conduite par son Directeur général, Lamu Audu, pour donner la position du Cameroun sur ce projet. «Avant de porter ce projet au niveau de la haute hiérarchie de l’État, il est indispensable de disposer d’études techniques, environnementales et sociales suffisamment solides et documentées, permettant d’apprécier avec précision les impacts du projet aussi bien pour le Cameroun que pour le Nigeria», a déclaré Gaston Eloundou Essomba. Il a ajouté que «l’implication de l’ensemble des administrations partenaires concernées est nécessaire, afin de garantir une approche concertée et multisectorielle intégrant les questions liées à l’eau, à l’énergie, à l’environnement, à l’aménagement du territoire, ainsi qu’à la protection des populations riveraines».

Une visite de site est prévue

Le membre du gouvernement camerounais a également insisté sur la nécessité du partage des données hydrologiques et techniques entre les deux pays, dans un esprit de coopération sous-régionale et de gestion durable des ressources du bassin de la Bénoué.

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Une visite de site du projet est  prévue dans les prochains jours, afin de permettre aux différentes parties prenantes d’apprécier les réalités du terrain et de poursuivre les concertations techniques avec les communautés concernées et les administrations compétentes. La délégation nigériane est venue préparée, composée d’ingénieurs, de responsables de projets, de consultants et de représentants d’organisations partenaires.

Pour le Cameroun, l’enjeu consiste donc à suivre de près ce dossier et à examiner à loupe les études qui seront faites pour éviter toutes mauvaises surprises.

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Inès Magoum
Inès Magoum
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