Accroître le soutien en faveur de la protection des écosystèmes vitaux dans le monde. Il était aussi question de tabler sur cette problématique à la 30e Conférence des Parties sur le climat (COP30), qui se referme dans exactement deux jours à Belém au Brésil, soit le 21 novembre 2025. C’est dans cette mouvance que le Partenariat One Ocean a lancé, le mardi 18 novembre, un réseau mondial de «paysages marins régénératifs» pour mobiliser 20 milliards de dollars d’ici à 2030, pour une économie bleue régénératrice.
Concrètement, cet argent financera la restauration et la sauvegarde des paysages marins, qui englobent les côtes, les littoraux, les zones de transition comme les estuaires, ainsi que les écosystèmes sous-marins comme les mangroves, les herbiers et les récifs coralliens, tout en soutenant la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Accélérer les actions de régénération des océans
Le Partenariat One Ocean mobilisera des financements publics et privés, notamment des subventions, des dettes et des capitaux pour soutenir son ambition, qui s’aligne sur l’objectif de développement durable n°14, qui vise à préserver et à exploiter durablement les océans. Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), il s’agit de l’objectif le moins financé de tous les objectifs de développement durable, recevant moins de 1% du financement mondial pour le climat.
D’abord, le réseau mondial de « paysages marins régénératifs » s’appuiera sur le futur financement pour accélérer les actions de régénération des océans. Il s’agit entre autres d’encourager les entreprises à intégrer des pratiques durables et à investir dans des solutions marines, renforcer la surveillance de la pêche illégale et promouvoir la recherche scientifique. L’objectif est de permettre aux écosystèmes marins de redevenir plus sains, plus résilients et plus productifs.Actuellement, ils font face à de nombreux défis, allant du réchauffement climatique à la pollution plastique, en passant par la surexploitation des ressources.
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Ensuite, le réseau mondial de « paysages marins régénératifs » créera des opportunités d’emploi, avec un objectif de 20 millions de nouveaux emplois dans le secteur de la gestions des paysages marins d’ici à 2030 dans le monde, dont en Afrique, où la perte de biodiversité marine fragilise dangereusement l’écosystème océanique et sa capacité à résister aux perturbations. Enfin il assurera un suivi transparent des progrès grâce à un « outil mondial de suivi de la mise en œuvre » qui surveille les avancées au niveau des pays et des secteurs dans cinq domaines clés : la conservation marine, l’alimentation aquatique, les énergies renouvelables océaniques, le transport maritime et le tourisme côtier.
Dans la foulée du lancement du réseau mondial de « paysages marins régénératifs » à la COP 30, 17 pays ont rejoint le Blue NDC Challenge, une initiative mondiale lancée pour inciter les pays à intégrer des solutions climatiques axées sur l’océan dans leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN), avant la grande-messe sur le climat de Belém.
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