Grande Muraille Verte : le projet s’accélère en Afrique australe avec 4 M$ du FEM

Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) approuve l’octroi d’une subvention de 3,98 millions de dollars américains à la Banque africaine de développement (BAD) pour la mise en œuvre du « Programme d’accélération de la Grande muraille verte en Afrique australe » dans toute l’Afrique australe. Objectif, intensifier la lutte contre l’avancée de la désertification dans le Kalahari et le Namib.

Alors que la désertification gagne du terrain en Afrique australe, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) alloue une subvention de 3,98 millions de dollars américains à la mise en œuvre du « Programme d’accélération de la Grande muraille verte en Afrique australe pour lutter contre l’avancée de la désertification dans le Kalahari et le Namib ». La Banque africaine de développement (BAD) mettra à disposition les fonds en sa qualité d’agence du FEM, tandis que le Mécanisme mondial de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULD) l’exécutera sur une période de trois ans avec les seize membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

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Ce nouveau financement permettra notamment de favoriser le développement de paysages productifs et résilients, propices à une croissance économique inclusive et à la durabilité environnementale dans toute la région. La désertification en Afrique australe est une urgence environnementale et humanitaire majeure. Aggravée par le changement climatique et l’expansion du désert du Kalahari, elle entraîne des sécheresses chroniques et la dégradation des sols, menaçant directement la sécurité alimentaire de millions de personnes.

Créer une barrière vivante d’arbres et de végétation en Afrique

Les fonds du FEM serviront également à mobiliser un soutien technique, politique et financier afin de renforcer les communautés et les écosystèmes grâce à des solutions fondées sur la nature et à des approches d’économie verte. «Ce projet contribuera à développer à grande échelle des solutions fondées sur la nature qui permettent de lutter contre la dégradation des sols, de renforcer la résilience face au changement climatique et de créer des moyens de subsistance durables. Il démontre l’intérêt des approches intégrées qui génèrent des bénéfices environnementaux et socio-économiques à grande échelle », a déclaré Laouali Garba, le directeur de la division « Recherche agricole, production et durabilité » du Groupe.

Le « Programme d’accélération de la Grande muraille verte en Afrique australe » est un pan de l’initiative globale « Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel» lancé en 2007 par l’Union africaine (UA), et qui vise la restauration de 100 millions d’hectares de terres dégradées, la séquestration de 250 millions de tonnes de carbone et la création de 10 millions d’emplois verts d’ici à 2030, en créant une barrière vivante d’arbres et de végétation. On estime que 33 milliards de dollars américains sont nécessaires pour atteindre les ambitions de l’IGMV d’ici 2030.

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Cette muraille verte de 8000 km favorisera la biodiversité, améliorera la sécurité alimentaire, créera des emplois et transformera la vie de millions de personnes à travers 11 pays, de Djibouti à l’est au Sénégal à l’ouest. La Grande Muraille Verte contribue à la mise en œuvre des conventions de Rio tout en assurant un alignement avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, les Objectifs de développement durable de 2030 et la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030).

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Inès Magoum
Inès Magoum
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