Alors que le taux d’accès global à l’eau potable est estimé à 98,8 % au Sénégal, le pays pourrait compter sur les générateurs d’eau atmosphérique pour atteindre la couverture universelle équitable à l’horizon 2030. Cette technologie innovante qui transforme l’air en eau, a été présentée le 1er novembre 2025 par Aïssata Tandjigora et Mahamadou Tandjigora, deux jeunes ingénieurs sénégalais.
Si la technique de transformation de l’air ambiant en eau n’est pas nouvelle en Afrique, elle est dans ses prémices au Sénégal. Le 1er novembre 2025, Aïssata Tandjigora et Mahamadou Tandjigora, deux jeunes ingénieurs sénégalais évoluant en France depuis plus de 20 ans, ont présenté au public leurs prototypes de générateurs d’eau atmosphérique, conçu à travers leur entreprise Oceleste. C’était lors d’une conférence de presse organisée dans la ville de Mbour.
Pour Aïssata Tandjigora et Mahamadou Tandjigora, cette technologie pourrait apporter une réponse efficace à la demande croissante d’eau potable dans le pays d’Afrique de l’Ouest. « Nos générateurs ne sont pas seulement une nouveauté, ils représentent un changement de paradigme vers un approvisionnement en eau décentralisé, résilient et durable au Sénégal», a déclaré Mahamadou Tandjigora, le PDG l’entreprise sénégalaise.
Comment fonctionnent ces générateurs d’eau atmosphérique ?
Certes, le Sénégal a fait des progrès significatifs dans l’accès à l’eau potable, avec des taux élevés en milieu urbain (plus de 98 % à Dakar) et en milieu rural (environ 91 %). Mais, des défis subsistent, notamment pour les populations rurales isolées et les ménages pauvres des quartiers urbains, qui dépendent parfois encore de sources non traitées ou de bornes fontaines publiques. L’ambition du gouvernement sénégalais est de combler le fossé entre les zones urbaines et rurales d’ici à 2030.
«Nos générateurs d’eau atmosphérique reproduisent le cycle naturel de l’eau. Ils aspirent l’air ambiant, le filtrent pour éliminer toutes les impuretés à 99,99% (résidus chimiques et plastiques), puis le refroidissent jusqu’au point de rosée pour condenser la vapeur d’eau. Le résultat : une eau potable et pure sans contaminant ni résidus plastiques ou chimiques. Nos équipements produisent de 30 à 500 litres par jour selon les modèles. Il suffit d’une prise électrique, pas besoin de forage, de plomberie ou de transport comme pour les installations traditionnelles d’approvisionnement en eau», a expliqué Aïssata Tandjigora, la Directrice générale d’Oceleste, lors de la conférence de presse.
Le secteur agricole pourrait également bénéficier de cette nouvelle technologie, notamment pour l’irrigation. Au Sénégal, l’accès à l’eau demeure aussi un défi pour les petites exploitations agricoles, affectant la production agricole et menaçant la sécurité alimentaire.
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