L’Afrique du Sud créé le «parc national des Grasslands» pour protéger les écosystèmes de prairies

Depuis le 9 octobre 2026, l’Afrique du Sud compte un nouveau parc national. Il s’agit du «parc national des Grasslands», situé dans les hautes terres du Cap-Oriental, entre Nqanqarhu et Rhodes. À en croire le gouvernement sud-africain, la réserve jouera un rôle  majeur dans la protection de l’un des biomes les moins protégés du pays d’Afrique australe, ainsi qu’une zone stratégique d’approvisionnement en eau.

Le «parc national des Grasslands», situé dans les hautes terres du Cap-Oriental en Afrique du Sud, précisément entre Nqanqarhu et Rhodes, a été inauguré par  le ministre sud-africain des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement, David Maynier. La nouvelle réserve naturelle regroupe 18 propriétés, couvrant une superficie totale de 10 225,9242 hectares. « Il s’agit du premier parc national créé principalement selon un modèle de gestion responsable de la biodiversité», a déclaré David Maynier.

Dans le cadre de cette approche, les propriétaires fonciers participants conserveront la propriété de leurs terres tout en s’engageant à respecter des accords de conservation et de gestion convenus. Les activités agricoles compatibles avec la conservation pourront également se poursuivre, favorisant à la fois la protection écologique et les moyens de subsistance locaux.

La protection des écosystèmes de prairies

Selon le gouvernement sud-africain, le «parc national des Grasslands» contribuera à protéger des écosystèmes de prairies les moins protégées et les plus menacés d’Afrique du Sud. Ces prairies forment un grand biome terrestre caractérisé par des vastes étendues d’herbes et de graminées, avec très peu ou pas d’arbres. Mieux protégées, elles jouent un rôle clé dans le stockage de carbone, l’épuration des eaux usées, la préservation de la biodiversité, la protection agricole et fouragère, la typicité des paysages, etc.

La nouvelle aire protégée contribuera aussi à protéger une partie de la zone stratégique d’approvisionnement en eau des Drakensberg du Cap-Oriental.

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Le ministre Maynier a confié la gestion du nouveau parc national des Prairies à l’organisme South African National Parks (SANParks), en vertu de l’article 38(1)(aA) de la loi de 2003 sur la gestion nationale de l’environnement : zones protégées.

Comme SANParks, le Fonds mondial pour la nature (WWF) Afrique du Sud a joué un rôle de premier plan dans la coordination de la création du parc, en collaboration avec un large éventail de partenaires. « L’ambition est que le parc évolue et devienne, au cours de la prochaine décennie, un « méga-paysage vivant » s’étendant sur plusieurs centaines de milliers d’hectares. Nous remercions les propriétaires fonciers qui sont les fers de lance de ce nouveau parc. Grâce à leur engagement pionnier, cette initiative phare est désormais non seulement une réalité, mais elle est également en passe de prendre de l’ampleur pour devenir un modèle de coexistence entre l’homme et la nature», a affirmé Morné du Plessis, le directeur général du WWF Afrique du Sud.

Le « parc national des Grasslands » vient ainsi s’ajouter au 19 parcs nationaux officiels déjà administrés par SANParks en Afrique du Sud.

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Inès Magoum
Inès Magoum
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