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13 rue Truillot
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Depuis le 1er novembre 2026, le Système intégré de gestion de la pêche et de l’économie maritime (SIGPEM), baptisé « Konköe » est opérationnel en Guinée. L’outil numérique permet notamment d’assurer une meilleure traçabilité des opérations maritimes, ainsi qu’une gestion plus rigoureuse des ressources halieutiques.
L’administration guinéenne de la pêche amorce un virage numérique. Le 26 octobre 2026, le gouvernement du pays d’Afrique de l’Ouest a officiellement lancé l’outil intégré de gestion de la pêche et de l’économie maritime (SIGPEM), encore appelé « Konköe». Le système est opérationnel depuis ce 1er novembre.
Dans un contexte où la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), constitue une menace pour les ressources marines de la Guinée, cette plateforme permettra de regrouper plusieurs procédures administratives dans un même système, avec pour objectifs affichés une meilleure traçabilité des opérations et une gestion plus rigoureuse des ressources halieutiques. «Sur le plan pratique, le dispositif doit permettre aux pêcheurs, mareyeurs, transformatrices et armateurs d’accéder aux services administratifs depuis un téléphone ou un ordinateur. Les utilisateurs pourront notamment suivre leurs dossiers et consulter les règles applicables à leurs activités», a expliqué Fatima Camara, la ministre guinéenne de la Pêche et de l’Économie maritime.
Pour les autorités, la centralisation des procédures numériques doit ainsi contribuer à limiter les interventions discrétionnaires, à améliorer le suivi des opérations et à renforcer la sécurisation des recettes issues du secteur. En Guinée, environ 35 000 tonnes de produits halieutiques seraient prélevées illégalement chaque année.
Environ 35 000 tonnes de produits halieutiques (le tiers de la production) seraient frauduleusement prélevées chaque année par les pirates, au préjudice du pays. Une étude récente conduite par des ONG internationales de protection de la nature et de l’environnement estime ce préjudice à environ 110 Millions de dollars américain par an, au détriment du Trésor public.
Trois étapes pour couvrir les activités de la pêche maritime
Cette organisation progressive doit permettre de réunir au sein d’un système commun des démarches qui relèvent de différents domaines de l’administration maritime.
Le déploiement du SIGPEM est organisé en trois lots, destinés à intégrer progressivement les principales procédures relevant du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime.
Le premier lot, lancé le 26 octobre, comprend plusieurs fonctionnalités essentielles : la gestion des armateurs, le registre national des navires, les autorisations d’accès à la zone économique exclusive (ZEE) et la génération des licences de pêche.
Le deuxième lot sera consacré à la certification des captures et des produits, à la gestion des sanctions et des arraisonnements, ainsi qu’à la naturalisation des navires.
Le troisième volet concernera les agréments techniques et sanitaires, en plus de la gestion des espaces et des locaux publics relevant du périmètre du ministère.
Cette organisation progressive doit permettre de réunir au sein d’un système commun des démarches qui relèvent de différents domaines de l’administration maritime.
En Guinée, zone d’activités biologiques intenses et de reproduction par excellence de poissons, se pratiquent deux types de pêches : la pêche artisanale et la pêche industrielle. La pêche artisanale compte environ 2500 barques motorisées réparties dans 120 ports de débarquement le long du littoral et dans les îles. Elle débarque annuellement 70 000 tonnes de poisson représentant 60% des captures toutes espèces confondues pour le marché local et les unités de traitement pour l’exportation. Le nombre de personnes exerçant la profession de pêcheur artisan est établi autour de 80 000. Ils feraient vivre environ un million de personnes soit 10% de la population.
Cependant, la productivité biologique naturelle de ses eaux jadis évaluée à 5,1 t/h et le potentiel halieutique, estimé à environ 250 000 tonnes par an, toutes espèces confondues ne font que chuter progressivement à cause de la piraterie et des mauvaises pratiques de pêche.
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