Lancé en 2018, le projet de dépollution de la Baie de Hann au Sénégal touche à sa fin. La réalisation du dernier lot, le lot 7, consacré au raccordement final du réseau de collecte au niveau du port de Dakar, vient d’être confiée à Sade, filiale du groupe français de BTP Nouvelles Générations d’entrepreneurs (NGE). À terme, l’initiative vise à restaurer l’écosystème marin et améliorer les conditions de vie des populations locales.
Après avoir remporté en 2023 le lot 1 du projet de dépollution de la baie de Hann, dédié à la construction de l’intercepteur principal, Sade est à nouveau retenue pour réaliser le lot 7 de ce projet emblématique de lutte contre la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles. Le marché confié par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), reposera essentiellement sur le raccordement final du réseau de collecte au niveau du port de Dakar au Sénégal.
Durant 20 mois, les équipes de Sade, filiale dédiée au cycle de l’eau du groupe français de BTP Nouvelles Générations d’entrepreneurs (NGE), poseront 23 kilomètres de canalisations d’eaux usées en PVC et en fonte, de diamètres compris entre 250 et 500 mm et 8 kilomètres de collecteurs d’eaux pluviales en béton armé. Les interventions de l’entreprise incluront également la construction de plus de 1000 regards de visite en béton armé et l’édification de six stations de pompage et de refoulement, équipées de l’ensemble des dispositifs électromécaniques, pour un assainissement global de 200 000 m³ d’eaux usées par jour, ainsi que la protection durable de cet écosystème côtier vital pour Dakar.
«Pour gagner en efficacité sur le plan opérationnel, une partie des ouvrages en béton sera préfabriquée directement sur site par les équipes NGE», peut-on lire dans le communiqué publié le 29 octobre 2025 par le groupe. Le chantier mobilisera jusqu’à 80 collaborateurs au pic d’activité, ajoute NGE.
La restauration de la qualité de l’eau de la Baie
«À travers ce chantier, nous réaffirmons notre volonté d’agir concrètement pour l’aménagement du territoire et la préservation de la ressource en eau », a indiqué Frédéric Bernadet, directeur général de Sade.

En effet, avec le rejet direct d’effluents industriels (60 % de l’industrie manufacturière sénégalaise est située le long de la baie de Hann et y déverse directement ses effluents pollués) et domestiques (des habitations sans système d’évacuation déversent leurs eaux usées dans les canaux de drainage d’eaux pluviales via des raccordements anarchiques), la baie de Hann connaît une situation de dégradation avancée, impactant plus de 500 000 personnes à Dakar. Cette première opération de dépollution de grande ampleur devrait permettre de restaurer la qualité des eaux de la baie de Hann, autrefois considérée comme l’une des plus belles anses d’Afrique, bordée de villages de pêcheurs traditionnels, de villas et d’attractions touristiques.
Pendant que les travaux se poursuivent sur la Baie de Hann, qui s’étend sur 20 kilomètres depuis le port de Dakar jusqu’à la ville de Rufisque, les populations n’ont qu’un seul souhait, retrouver leur coin de paradis. Si l’État du Sénégal promet depuis plus de vingt ans de s’atteler au nettoyage de la Baie, ce n’est qu’en 2018 que le projet a été lancé. L’initiative bénéficie du soutien financier de l’Agence française de développement (AFD), Invest International, la banque de développement chinoise (CDB) et l’Union européenne (UE).
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