La 30e Conférence des Parties (COP30) sur le changement climatique s’est ouverte ce lundi 10 novembre 2025 à Belém au Brésil, sous la présidence brésilienne. Dix ans après la COP21, qui avait conduit à l’adoption historique de l’Accord de Paris, cette nouvelle conférence représente une étape supplémentaire pour accélérer la mise en œuvre des engagements climatiques. Les résultats de cette rencontre internationale seront essentiels pour le respect des objectifs fixés, en particulier l’objectif de maintenir la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels.
Mesurer les progrès accomplis et prendre de nouveaux engagements pour une croissance inclusive et décarbonée. La 30e Conférence des Parties (COP30) sur le changement climatique, qui s’est ouverte ce 10 novembre 2025, sera définitivement une année décisive pour le climat. Les dirigeants mondiaux, ainsi que les négociateurs des États membres (ou Parties) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements (CCNUCC) ont 11 jours pour échanger au Brésil, pays hôte de la rencontre internationale, afin de faire progresser l’action mondiale en faveur du climat.
Le choix de Belém, aux portes de l’Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde, illustre les enjeux : cette région est à la fois un puits de carbone essentiel et une ligne de front dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique. La COP30 devrait permettre de passer à la vitesse supérieure. Les délégués examineront les plans climatiques nationaux, plaideront pour mobiliser 1 300 milliards de dollars par an en financements climatiques, adopteront de nouvelles mesures pour aider les pays à s’adapter et feront avancer une « transition juste » vers des économies plus propres.
Intensifier les efforts pour réduire les émissions de GES
Dix ans après l’Accord de Paris, le constat est alarmant : le seuil de 1,5°C de réchauffement est plus que jamais menacé. Chaque dixième de degré supplémentaire accentue les catastrophes climatiques et fragilise la stabilité mondiale. Pour éviter le pire, les pays doivent intensifier les efforts de réduction des émissions de GES, d’adaptation aux impacts climatiques et de mobilisation de financements. «Au cœur des discussions à Belém figure le rapport de la Feuille de route Baku-Belém pour 1 300 milliards de dollars, préparé par les présidences de la COP29 et de la COP30. Il définit cinq priorités pour mobiliser des ressources, y compris le renforcement de six fonds climatiques multilatéraux, intensification de la coopération sur la taxation des activités polluantes et la conversion la dette souveraine en investissements climatiques – mesure qui pourrait débloquer jusqu’à 100 milliards de dollars pour les pays en développement», indique l’Organisation des Nations unies (ONU).
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S’exprimant lors du Sommet des dirigeants, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a été direct : « Ce n’est plus le temps des négociations. L’heure est à la mise en œuvre, la mise en œuvre et encore la mise en œuvre ».
Le rapport préconise également de supprimer les obstacles, dont les clauses des traités d’investissement, qui donnent aux entreprises le droit de poursuivre les gouvernements pour leurs politiques climatiques, des litiges qui ont déjà coûté 83 milliards de dollars dans 349 affaires.
Sans action urgente, les scientifiques avertissent que les températures mondiales pourraient augmenter entre 2,3°C et 2,8°C d’ici la fin du siècle, rendant de vastes régions de la planète inhabitables en raison des inondations, des vagues de chaleur extrême et de l’effondrement des écosystèmes.
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