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L’Égypte vient de signer des contrats d’une valeur d’environ 4,6 milliards de livres égyptiennes (près de 83 millions de dollars américains) avec des opérateurs du secteur privé pour l’exploitation et la maintenance (O&M) de 11 usines de dessalement d’eau de mer dans le Sinaï, à Matrouh et dans le gouvernorat de la mer Rouge. Le pays veut améliorer l’efficacité opérationnelle de ses installations, et stabiliser l’approvisionnement en eau potable.
La stratégie à long terme de l’Égypte est d’atteindre une capacité de dessalement de près de 10 millions de m3 par jour d’ici à 2050 pour sécuriser son approvisionnement en eau potable, contre 1,4 million de m3 par jour actuellement grâce à 129 usines en service. C’est pour contribuer à cette vision que la ministre égyptienne du Logement, des Équipements et des Communautés urbaines, Randa Al-Manshawi, a entrepris d’améliorer l’efficacité opérationnelle de certaines stations de dessalement existantes, en passant d’une maintenance réactive, liée aux pannes, à un système reposant sur la maintenance préventive et la planification anticipée.
C’est ainsi que le 18 octobre 2026, l’autorité égyptienne a signé des contrats d’une valeur d’environ 4,6 milliards de livres égyptiennes (près de 83 millions de dollars américains) avec des opérateurs du secteur privé pour l’exploitation et la maintenance de 11 usines de dessalement d’eau de mer réparties entre les gouvernorats du Sinaï, de Matrouh et de la mer Rouge. «Ces contrats visent à développer le système de gestion et d’exploitation des installations d’eau potable, à renforcer la participation du secteur privé et à tirer parti de son expertise technique et technologique, ce qui contribuera à améliorer l’efficacité de l’exploitation et de la maintenance, ainsi qu’à préserver les investissements réalisés par l’État dans le secteur du dessalement de l’eau de mer», a souligné Randa Al-Manshawi.
Sécuriser 485 000 m3 d’eau issue du dessalement par jour
Dans les détails, les nouveaux contrats permettront d’améliorer les taux de disponibilité technique, de réduire les pannes et les temps d’arrêt, d’améliorer l’efficacité énergétique, de garantir la qualité de l’eau produite et d’assurer la stabilité de l’approvisionnement en eau potable dans les zones bénéficiaires.
Les contrats ont été attribués à plusieurs entreprises et consortiums spécialisés du secteur privé, à savoir : la société Égypte de maintenance (San Misr), la société de services d’ingénierie spécialisés (ProServe), la société Orascom Construction, le consortium Metito-Orascom, la société Contrac de gestion des services et la société El-Sewedy pour les infrastructures, afin de réaliser les travaux d’exploitation et de maintenance conformément au périmètre des travaux et aux obligations définis dans chaque contrat.
Dans le nord et le sud du Sinaï, les accords portent sur sept usines dont la capacité nominale combinée s’élève à 240 000 m³ par jour :
Kilo 17, à l’ouest d’Arish : 100 000 m³ par jour.
Ras Sidr, Abu Zenima et New Nuweiba : 65 000 m³ par jour au total.
El-Tor et New Dahab : 45 000 m³ par jour au total.
Charm el-Cheikh : 30 000 m³ par jour.
À Matrouh, ces chiffres concernent trois usines d’une capacité totale de 165 000 m³ par jour. Il s’agit de :
Rumaila 4 : 65 000 m³ par jour.
Complexe Rumaila 1, 2 et 3 : 60 000 m³ par jour au total.
Dabaa : 40 000 m³ par jour.
Dans le gouvernorat de la Mer Rouge enfin, le contrat porte sur l’usine de dessalement de Yusr, d’une capacité de 80 000 m³ par jour.
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Les 11 usines de dessalement de l’eau de mer affichent une capacité cumulée de 485 000 m3 par jour.
Ce projet intervient alors que 19 nouvelles usines de dessalement sont en construction dans le pays d’Afrique du Nord, pour une capacité globale de 687 000 m3 par jour. Rappelons que l’Égypte fait face à un stress hydrique critique, avec une disponibilité en eau qui serait tombée à 473 mètres cubes par an et par habitant en octobre 2026, soit moins de la moitié du seuil de pauvreté hydrique fixé par l’ONU à 1 000 m³. D’où l’urgence!
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