L’Égypte présente sa stratégie de gestion durable des déchets électroniques d’ici à 2029

Un projet destiné à la mise en place d’un système national de gestion durable des déchets électroniques en Égypte vient d’être présenté par le ministre égyptienne du Développement local et de l’Environnement, Manal Awad, alors que la pollution par ces détritus s’intensifient dans le pays d’Afrique du Nord. L’initiative devrait durer trois ans.

Conformément à la Vision 2030 de l’Égypte et aux objectifs de développement durable (ODD), un système national de gestion durable des déchets électroniques sera mis en place dans le pays d’Afrique du Nord. L’initiative, destinée à soutenir la transition de l’Égypte vers une économie circulaire et à développer les industries vertes, a été présentée récemment aux  Égyptiens, à la suite d’un accord de subvention signé avec la Suisse.

Selon l’entente, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) de la Suisse déloquera 1,4 million de francs suisses (1,7 million de dollars américains) pour financer ce nouveau projet, qui mettra particulièrement l’accent sur le développement de systèmes de recyclage respectueux de l’environnement pour les équipements de réfrigération et de climatisation, qui contiennent des substances pouvant contribuer à l’appauvrissement de la couche d’ozone et au changement climatique si elles ne sont pas traitées correctement.

Renforcer la législation face à la pollution électronique

L’Autorité égyptienne de régulation de la gestion des déchets dirigera la mise en œuvre en coordination avec le ministère de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, tandis que l’Association du Forum mondial des ressources (WRFA) se chargera de la mise en œuvre des activités du projet. Ces activités reposent sur quatre axes principaux : le renforcement de la législation et de la gouvernance du secteur, la mise en place de mécanismes de conformité et de suivi, le développement de systèmes professionnels de collecte et de recyclage des déchets électroniques, et l’amélioration de la collecte de données et du suivi tout en appliquant le principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP).

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Le projet devrait se dérouler jusqu’au 30 juin 2029, avec pour objectif d’augmenter les taux de recyclage et de réutilisation des déchets électroniques, de promouvoir les investissements dans les industries vertes, d’améliorer l’efficacité des ressources et de réduire les impacts environnementaux des déchets électroniques.

Le pays des pharaons produirait 692 000 tonnes de déchets électroniques par an,faisant de lui le plus grand producteur d’Afrique. Cette engendre de lourdes conséquences : l’épuisement des ressources minérales rares, une empreinte carbone élevée (4% des émissions mondiales) et la contamination des sols et de l’eau par des déchets toxiques. Elle menace aussi la santé humaine et la biodiversité locale

La mise en place du système national de gestion durable des déchets électroniques d’Égypte s’inscrit dans le prolongement du programme « Sustainable Recycling Industries » (SRI), mis en œuvre entre 2016 et 2025.

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Inès Magoum
Inès Magoum
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