Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
France
Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
France

Les réserves de biosphère de Takamanda-Cross River Gorilla au Cameroun et de Theniet El Had en Algérie viennent de rejoindre le réseau mondial des réserves naturelles de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Elles sont été désignées récemment, au même titre que 12 autres sites naturels répartis dans le monde.
Le Cameroun et l’Algérie font désormais partie de la quarantaine de pays africains dont les sites naturels ont été classés au réseau mondial de réserves de biosphère de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Il s’agit de la réserve de Takamanda-Cross River Gorilla, située au sud-ouest du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria et de la réserve de Theniet El Had, située dans la wilaya de Tissemsilt, dans le massif de l’Ouarsenis en Algérie.
Plus en détails, la réserve de biosphère de Takamanda–Cross River Gorilla est particulière en ceci qu’elle protège l’un des primates les plus menacés au monde : le gorille de la rivière Cross (Gorilla gorilla diehli). Cette sous-espèce ne subsiste plus que dans quelques zones forestières isolées entre le Cameroun et le Nigeria, a indiqué l’Unesco. Quand au site de Theniet El Had, sanctuaire de biodiversité, il joue un rôle fondamental dans la préservation de la biodiversité nord-africaine, l’équilibre des écosystèmes forestiers et le développement durable des communautés locales.
La valorisation écologique et économique des réserves de biosphères
«Les réserves de biosphère démontrent chaque jour que la protection de la nature et l’amélioration des conditions de vie des populations ne sont pas des objectifs contradictoires. Les désignations de cette année couvrent tous les continents et illustrent toute la diversité de ce que signifie vivre en harmonie avec la nature. L’Unesco continuera de collaborer avec les gouvernements, les communautés et les scientifiques afin de veiller à ce que ces laboratoires vivants restent à l’avant-garde de la réponse mondiale aux crises liées au climat et à la biodiversité», a déclaré Khaled El-Enany, directeur général de l’organisation internationale.
Les principaux avantages de cette désignation incluent la valorisation économique locale des réservoirs de biodiversité, l’accès à un réseau international d’experts et la préservation à long terme de l’environnement.
Au total, ce sont 14 nouveaux sites naturels qui ont été désignés par l’Unesco le 5 juin 2026, portant à 797 le nombre total de réserves de biosphère réparties dans 145 pays dans le monde. Aux côtés des sites naturels du patrimoine mondial et des géoparcs mondiaux, elles contribuent à la protection de plus de 13 millions de km² d’écosystèmes terrestres et marins placés sous l’égide de l’Unesco.
Recevez nos actualités récentes directement dans votre boîte mail.