Pour faire face à ce fléau, l’IREF de Matam, en partenariat avec le projet LOGMe II et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a organisé une formation de trois jours destinée aux communautés agropastorales des communes de Ranérou, Vélingara Ferlo, Louguéré Thioly et Wouro Sidy. Cette initiative visait à renforcer les capacités locales pour mieux gérer et restaurer les terres dégradées.
Les participants ont été formés sur plusieurs techniques de restauration et de conservation des sols. Parmi les méthodes présentées : la réalisation de cordons pierreux, qui permet de retenir l’eau et les sédiments, limitant ainsi l’érosion et favorisant la régénération des sols ; l’utilisation du système Zaï, technique traditionnelle de creusement de trous fertilisés pour améliorer la rétention d’eau et la fertilité des sols ; la mise en place de pratiques de conservation de l’eau, visant à optimiser l’usage des ressources hydriques locales ; et des activités de reboisement, pour restaurer la couverture végétale et renforcer la résilience des écosystèmes locaux.
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Les cours théoriques ont été accompagnés de pratiques sur le terrain, permettant aux participants d’appliquer directement ces techniques et de mieux comprendre leur impact sur la récupération des terres. La formation a également abordé la gestion des problèmes environnementaux et la prévention des pratiques destructrices, telles que les feux de brousse et les coupes illégales de bois.
Pour le commandant Ndiogou, la mise en œuvre de ces solutions constitue un levier essentiel pour lutter contre la dégradation des terres et restaurer la fertilité des sols dans la région. Il souligne que ces actions, combinées à l’implication active des communautés locales, permettront de sécuriser les activités agropastorales et de réduire l’exode rural.
Le projet LOGMe II, à travers cette formation et ces pratiques de terrain, contribue ainsi à préserver l’écosystème, à restaurer les terres dégradées et à renforcer la résilience environnementale de la région de Matam. C’est une étape clé pour permettre aux populations locales de maintenir leurs moyens de subsistance tout en s’inscrivant dans une démarche durable de conservation des ressources naturelles.
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