D’un coût global de 1,567 milliard de francs CFA, ce programme financé par le Fonds vert pour le climat s’étendra sur une durée de trois ans (2024-2027). Il est exécuté par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), sous la tutelle du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.
Selon le coordonnateur du projet, Gabriel Pierre Ndiaye, l’initiative vise avant tout à renforcer la résilience du Sénégal face aux changements climatiques, en intégrant systématiquement l’adaptation dans la planification nationale et locale. « Ce projet vise également à consolider le cadre de gouvernance de l’adaptation, piloté par le Comité national sur les changements climatiques et ses déclinaisons régionales », a-t-il précisé.
Il a ajouté que le projet prévoit la réalisation d’une étude de vulnérabilité afin d’identifier les impacts du dérèglement climatique sur des secteurs clés comme l’élevage, le tourisme, la gestion de l’eau et la biodiversité. Ces travaux permettront d’élaborer des plans nationaux d’adaptation définissant les priorités stratégiques du pays.
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Au-delà du diagnostic, l’initiative entend développer des projets bancables et inclusifs, susceptibles d’accéder à différents mécanismes de financement internationaux, notamment le Fonds vert pour le climat et le Fonds pour l’environnement mondial. « L’objectif est d’apporter des solutions concrètes aux communautés les plus vulnérables », a souligné Gabriel Pierre Ndiaye. Le choix de Kaolack comme région pilote découle d’un diagnostic territorial qui a révélé sa forte vulnérabilité climatique.
Représentant le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Dibor Sarr Faye, cheffe de division à la Direction du Changement climatique, de la Transition écologique et des Financements verts, a rappelé que ce projet s’inscrit dans la continuité de la politique nationale de lutte contre les changements climatiques.
« Le Sénégal a initié le processus de planification nationale d’adaptation, lancé à Cancun (Mexique), afin de réduire la vulnérabilité des populations et des écosystèmes, tout en intégrant l’adaptation à tous les niveaux de la planification », a-t-elle indiqué.
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Avec ce lancement à Kaolack, le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de résilience climatique, en articulant vision nationale et réalités locales pour mieux anticiper les effets d’un phénomène devenu un défi majeur pour le développement durable.
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