Porté par une vision de croissance inclusive, de résilience climatique et de développement durable, le Projet de développement intégré des infrastructures de l’État d’Abia vise à moderniser les infrastructures essentielles sur une période de cinq ans.
Le projet prévoit la réhabilitation de 248 kilomètres de routes dans les villes d’Umuahia et d’Aba, la restauration de deux sites gravement touchés par l’érosion, ainsi que la création d’un cadre favorable aux investissements privés dans la gestion des déchets solides à travers des partenariats public-privé.
Longtemps freinée par des infrastructures vétustes, une mobilité difficile et des services publics insuffisants, l’État d’Abia franchit aujourd’hui un cap décisif. « Ce projet marque un tournant historique pour notre État », a déclaré le gouverneur Alex C. Otti. « L’amélioration des infrastructures aura un impact direct sur la qualité de vie, l’accès à l’éducation et à la santé, ainsi que sur notre productivité économique. »

La BAD finance le projet à hauteur de 115 millions de dollars, dont 100 millions issus de son guichet commercial et 15 millions provenant du Fonds climatique Canada-BAD (CACF). La Banque islamique de développement apporte 125 millions de dollars, tandis que la contrepartie nigériane s’élève à 23,8 millions de dollars.
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Le projet devrait générer plus de 3 000 emplois temporaires pendant la phase de construction, dont 30 % réservés aux femmes, et environ 1 000 emplois permanents une fois les infrastructures mises en service. La moitié de ces emplois seront attribués à des jeunes formés par le State Youth Road Maintenance Corps, un vivier d’ingénieurs locaux issus des 17 zones de gouvernement local de l’État d’Abia.
« Il ne s’agit pas seulement de béton et d’asphalte », a rappelé Abdul Kamara, directeur général du Département pays de la BAD pour le Nigéria. « Ce projet vise à réduire les temps de trajet, à augmenter les revenus, à faciliter l’accès aux écoles et aux hôpitaux, et à offrir des opportunités économiques durables, en particulier pour les femmes et les jeunes. »
Au-delà des infrastructures physiques, le projet intègre des mesures sociales et environnementales, telles que la formation des jeunes et des femmes entrepreneurs, l’aide à la réinstallation des populations affectées, des campagnes de sensibilisation au VIH/Sida et aux IST, et le renforcement des systèmes de gestion financière.
Le commissaire aux travaux publics, Otumchere Oti, a souligné l’engagement de l’État pour une mise en œuvre rigoureuse : « Nous garantissons la transparence, la diligence et la responsabilité. L’État d’Abia est prêt à livrer un projet exemplaire, au bénéfice de ses citoyens et en partenariat étroit avec les bailleurs de fonds. »
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Le gouvernement fédéral, par la voix d’Akande Oyebola, directeur adjoint au ministère des Finances, a salué cette initiative comme une étape majeure vers la modernisation des infrastructures et l’amélioration des conditions de vie dans l’État d’Abia.
Avec ce projet, la Banque africaine de développement renforce son engagement à soutenir les priorités de développement du Nigéria à travers des investissements dans des infrastructures durables et inclusives.
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