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FAO-Sénégal : un accord signé pour restaurer 80 000 hectares de terres dégradées

Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont signé, ce vendredi 04 juillet 2025 à Dakar, un protocole d’accord visant à renforcer la résilience de la Grande muraille verte à travers le projet SURAGGWA.

par Patricia Angonemane

Le Sénégal vient de franchir une nouvelle étape dans sa lutte contre les effets du changement climatique et la dégradation des terres .Paraphé par le ministre Daouda Ngom et la représentante par intérim de la FAO en Afrique de l’Ouest, Bintia Stephen Tchicaya, cet accord marque le lancement officiel d’un programme de restauration de plus de 80 000 hectares de terres dégradées dans les zones sahéliennes du pays.

Le projet, intitulé « Strengthening the Resilience of the Great Green Wall » (SURAGGWA), est financé par le Fonds vert pour le climat à hauteur de 87,75 milliards de francs CFA. Il couvre huit pays africains, dont le Sénégal, avec pour objectifs la restauration de 1,4 million d’hectares de terres au total, la réduction de 65 millions de tonnes d’émissions de CO₂ et l’amélioration des conditions de vie de 1,9 million de personnes, en particulier des femmes et des jeunes.

Pour le ministre sénégalais de l’Environnement, ce partenariat incarne un engagement fort en faveur de la transition écologique. « Ce projet témoigne de notre détermination à renforcer la résilience des populations rurales, à restaurer nos terres, à créer des emplois verts et à améliorer la sécurité alimentaire », a déclaré Daouda Ngom. Il a également souligné l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse et transparente, appelant à l’implication de toutes les parties prenantes.

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Le programme prévoit, pour le Sénégal, plusieurs volets : reforestation, réduction des gaz à effet de serre, développement de chaînes de valeur pour les produits forestiers non ligneux, et renforcement des capacités de l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande muraille verte. Le coût total du projet s’élève à près de 14 milliards de francs CFA, dont environ 6,6 milliards apportés par l’État sénégalais.

Bintia Stephen Tchicaya a salué la portée stratégique du projet SURAGGWA, le qualifiant de « réponse audacieuse et transformatrice » à une urgence climatique croissante. « La Grande muraille verte est bien plus qu’un mur végétal. Elle est une vision panafricaine porteuse d’espoir, de résilience et de souveraineté pour les communautés rurales », a-t-elle déclaré.

Elle a précisé que le projet repose sur trois piliers essentiels : la restauration des paysages via des techniques agroécologiques, le développement de chaînes de valeur résilientes, et le renforcement institutionnel pour une coordination efficace. Plus de 15 000 groupes communautaires seront impliqués dans sa mise en œuvre, avec un engagement minimum de 30 % de participation féminine.

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Ce partenariat entre l’État du Sénégal et la FAO illustre une volonté partagée de bâtir un avenir durable, inclusif et respectueux des écosystèmes dans une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique.

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