Le Cap-Vert s’illustre cette année parmi les meilleurs exemples africains de gouvernance dans le secteur énergétique. C’est ce qui ressort de l’édition 2024 de l’Electricity Regulatory Index (ERI), un rapport annuel élaboré par la Banque africaine de développement (BAD), publié le 19 juin 2025. Ce classement évalue 43 pays africains sur la base de la performance de leurs autorités de régulation de l’électricité.
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Selon le rapport, le Cap-Vert se distingue par un cadre juridique clair, une régulation stable et des institutions perçues comme indépendantes et transparentes. Ces éléments sont jugés essentiels pour attirer les investissements, notamment dans le domaine des énergies renouvelables. La régulation cap-verdienne facilite également un accès plus équitable à l’électricité tout en garantissant la protection des consommateurs.
L’ERI repose sur trois grands piliers : l’environnement réglementaire, la performance institutionnelle, et l’impact de la régulation sur le secteur. Sur ces plans, le Cap-Vert se situe au-dessus de la moyenne régionale, aux côtés d’autres pays comme l’Ouganda, le Kenya ou encore le Maroc.
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Cette reconnaissance intervient alors que de nombreux pays africains cherchent à améliorer leur cadre énergétique pour répondre à la demande croissante et intégrer davantage d’énergies propres. Le modèle cap-verdien repose sur une planification à long terme, un engagement en faveur de la transition énergétique, et une volonté de digitaliser la gestion des réseaux. Bien que de taille modeste, le Cap-Vert représente ainsi un exemple suivi de près par les institutions financières et les opérateurs du secteur. Le rapport de la BAD invite d’ailleurs à s’inspirer de ces expériences pour renforcer la régulation sur l’ensemble du continent.
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