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Transition énergétique en Afrique du Sud : bientôt une usine d’hydrogène vert à l’université de Wits pour alimenter la recherche

Comme l’Égypte, le Maroc, la Namibie ou encore la Mauritanie, l’Afrique du Sud fait partir des pays africains qui affichent un intérêt particulier pour le développement de l’hydrogène vert. Désormais, le pays veut se positionner comme développeur et exportateur des technologies, des compétences et des capacités industrielles. C’est pour passer des paroles aux actes que le Vice-président sud-africain Paul Mashatile a procédé au lancement, le 27 février 2026, des travaux de construction d’une nouvelle usine d’hydrogène vert à l'université de Witwatersrand, dans la ville de Johannesbourg.

par Inès Magoum
LA MAQUETTE DE L'USINE D'HYDROGENE DE L'UNIVERSITE DE WITS- AFRIQUE DU SUD

La production d’hydrogène, l’enseignement, la recherche et les essais. Telles sont les quatre activités que soutiendront la future usine d’hydrogène vert dont les travaux ont été lancés le 27 février 2026 en Afrique du Sud, précisément à l’université de Witwatersrand, dans la ville de Johannesbourg. Cétait au cours d’une cérémonie officielle présidée par le Vice-président sud-africain Paul Mashatile, et à laquelle ont pris part plusieurs dirigeants et experts à l’instar du professeur Rodney Genga, chef de l’équipe de conception de l’installation, qui a d’ailleurs affirmé que cette installation va changer la façon dont les étudiants apprennent et dont la recherche est menée.

Concrètement, l’usine Wits-South Africa Hydrogen Localisation Initiative (Wits-SAHLI), de son nom de baptême, utilisera l’eau et l’énergie solaire pour produire de l’hydrogène vert par électrolyse. À plein régime, l’installation produira environ 2,2 kilogrammes d’hydrogène par heure et pourra stocker jusqu’à 200 kilogrammes d’hydrogène sur place. L’hydrogène vert pourra être utilisé pour les besoins énergétiques du campus, les projets de transport du campus tels que les véhicules à hydrogène vert, et pour les essais réalisés par les partenaires industriels.

Renforcer le rôle de l’Afrique du Sud dans l’élaboration de l’avenir énergétique africain

Ce qui contribuera à évoluer vers la  feuille de route de l’Afrique du Sud qui veut se positionner comme un important producteur d’hydrogène vert d’ici à 2030, avec un objectif pouvant atteindre 500 000 tonnes afin de contribuer à réduire les émissions de  dioxyde de carbone (CO2 ) dans plusieurs secteurs dont les transports et l’industrie. L’usine Wits-SAHLI devrait être pleinement opérationnelle en 2028.

De plus, la future installation ouvrira de nouvelles voies d’apprentissage dans le pays d’Afrique australe, soutenant la recherche appliquée dans les domaines de l’ingénierie, des sciences et du commerce; et offrant aux étudiants de troisième cycle la possibilité de travailler sur des solutions pratiques liées au stockage de l’énergie, aux transports propres et à l’utilisation industrielle de l’hydrogène.

« Nous sommes fiers d’être à l’avant-garde de l’innovation qui répond aux défis critiques de notre époque. Wits-SAHLI s’inscrit parfaitement dans notre mission qui consiste à repousser les frontières du savoir, à produire des recherches de classe mondiale et à former des talents qui construiront de nouvelles industries et seront à la pointe de l’économie verte mondiale, pour de bon», a déclaré le vice-chancelier et directeur de Wits, le professeur Zeblon Vilakazi.

«Les installations comme celle-ci sont importantes. Elles comblent le fossé entre le potentiel et les possibilités, garantissant que la prochaine génération n’hérite pas des limites auxquelles nous avons été confrontés, mais plutôt des outils nécessaires pour façonner un avenir beaucoup plus innovant», a à son tour affirmé le Vice-président sud-africain Paul Mashatile. «Lorsque l’installation sera pleinement opérationnelle, nous souhaitons avoir développé un écosystème dynamique composé de composants hydrogène fabriqués localement, d’innovations locales et de solides voies de développement pour les entreprises émergentes», a t-il ajouté.

Plus de 6,2 millions de dollars américains d’investissements

Cette étape marque sans aucun doute un nouveau chapitre dans le paysage industriel et énergétique de l’Afrique du Sud, un chapitre alimenté par l’innovation, porté par la localisation et soutenu par le génie de notre peuple.

Lire aussi – Energies : l’Afrique promeut l’économie d’hydrogène vert

Sa mise en œuvre nécessitera un investissement de 100 millions de rands sud-africains (plus de 6,2 millions de dollars américains). « Nous sommes ravis d’investir dans ce projet, qui s’inscrit véritablement dans une démarche de transfert de connaissances. En apportant à Wits-SAHLI les 60 années d’expertise mondiale d’Air Liquide dans le domaine de l’hydrogène, nous fournissons à l’Afrique du Sud l’expertise technique nécessaire pour mener la transition énergétique du continent»,  a affirmé Nicolas Poirot, PDG d’Air Liquide pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Inde. Le Localisation Support Fund (LSF), créé en 2021, agit également dans le projet énergétique en tant qu’entreprise à but non lucratif et organisation d’intérêt public, qui travaille à accélérer l’industrialisation en Afrique du Sud en favorisant la localisation stratégique.

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