La plus importante plate-forme annuelle africaine dédiée aux transactions dans le domaine de l’économie verte a ouvert ses portes ce mardi 24 février 2026 au Cap, en Afrique du Sud. Jusqu’au 27 février prochain, les décideurs politiques, les investisseurs, les développeurs de projets et des partenaires de développement provenant de plus de 25 pays en Afrique, débattront autour du thème « De l’ambition à l’action : intensifier les investissements dans les solutions vertes et bleues en Afrique ».
Concrètement, des engagements financiers devraient être pris lors de cette rencontre africaine sur la finance verte. Des financements qui permettraient de faire passer les projets climatiques en Afrique de la planification à la mise en œuvre. Le continent, bien qu’émettant moins de 4 % des gaz à effet de serre, subit les coûts climatiques les plus élevés et reçoit moins de 5 % du financement climatique mondial. Un déficit de 2 500 milliards de dollars est estimé pour concrétiser les objectifs nationaux (CDN) d’ici à 2030, nécessitant une mobilisation massive via des banques de développement, des mécanismes hybrides et une meilleure gestion des risques.
Des enjeux concrets
La Banque africaine de développement (BAD) prend part à la rencontre africaine, afin de renforcer ses efforts visant à mobiliser des capitaux pour l’action climatique et à accélérer la transition de l’Afrique vers une croissance résiliente, à faible intensité de carbone et respectueuse de la nature. L’institution financière y est représentée par Edith Ofwona Adera, Olufunso Somorin et Gerald Njume, tous trois membres du département Changement climatique et croissance verte de l’institution. De plus, leur participation mettra en lumière le positionnement stratégique de la Banque en matière de mobilisation des investissements verts, d’emplois verts, de marchés du carbone et de financement de la nature et du climat, tout en renforçant le rôle de la Banque dans la mise en place de partenariats qui relient les fonds à des projets viables à travers l’Afrique.
Les projets présentés cette année concerneront aussi bien des petites et moyennes entreprises (PME) en phase de démarrage que des opportunités d’expansion et d’infrastructure bancables, avec environ 90 millions de dollars recherchés pour les projets à petite échelle et près de 3 milliards de dollars pour les projets d’expansion et d’infrastructure à plus grande échelle. Le portefeuille couvre l’énergie, les déchets, la mobilité électrique, l’économie circulaire, l’alimentation et l’agriculture, l’économie bleue, l’environnement bâti et les solutions basées sur la nature.
Pour Barbara Buchner, directrice générale mondiale de Climate Policy Initiative, les progrès en matière de financement climatique en Afrique restent inégaux : « Les financements ne parviennent toujours pas aux régions et aux secteurs qui en ont le plus besoin. Il est essentiel d’avoir une vision objective de l’orientation prise par le financement climatique mondial et de son alignement sur les objectifs de développement plus larges afin de débloquer des investissements à grande échelle ».
Le format d’investissement de cette année comprend des présentations de projets de cinq minutes suivies de sessions de questions-réponses, des rencontres individuelles organisées et des réunions d’information destinées aux investisseurs, conçues pour mettre en relation les fondateurs de projets avec des institutions de financement du développement, des banques commerciales, des fonds de capital-risque et des partenaires spécialisés dans le domaine du climat.
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