Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
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Du 15 au 16 juillet 2026, s’est tenue à N’Djamena au Tchad, la première édition du Forum africain de l’eau, placée sous le thème : «De la vision à l’action». La rencontre s’est achevée par un engagement commun en faveur de la sécurité hydrique en Afrique, menacée. Celui-ci repose notamment sur la nécessité de faire avancer les pactes nationaux de l’eau en Afrique.
L’échéance de l’Objectif de développement durable (ODD) 6 est fixée à 2030. Son but universel est de garantir l’accès de tous à l’eau potable, à des services d’assainissement adéquats et d’assurer une gestion durable des ressources en eau. Lors du tout premier Forum africain de l’eau, qui s’est tenu à N’Djamena au Tchad, les 15 et 16 juillet 2026, les dirigeants africains, partenaires financiers et acteurs du secteur privé ont tiré la sonnette d’alarme : au rythme actuel, l’accès universel n’est pas attendu avant 2046 pour l’eau et 2092 pour l’assainissement en Afrique de l’Ouest et du Centre. Avant de rappeler l’urgence de changer de trajectoire.
Passer enfin du dialogue à l’action ! C’est l’engagement qui a été pris au terme de ces deux journées d’échange, autour de la gestion durable des ressources en eau, la mobilisation de financement pour accélérer la sécurité hydrique sur le continent, et le renforcement de la coopération interafricaine.
Faire avancer les Pactes nationaux de l’eau
Mme Anna Bjerde, la directrice générale des Opérations du groupe de la Banque mondiale, co-organisateur du forum avec l’État de la République du Tchad, a rappelé le rôle central de l’eau dans la création d’emplois, la croissance économique et la résilience des populations. Gérée de manière stratégique, elle peut stimuler la productivité agricole, renforcer les systèmes énergétiques, soutenir la santé publique et consolider la stabilité régionale. Avec 90 % des ressources en eau de l’Afrique partagées au-delà des frontières, la coopération sur les bassins transfrontaliers est également essentielle pour débloquer ces avantages et renforcer la résilience à grande échelle.
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D’où la nécessité de faire avancer les Pactes nationaux sur l’eau en alignant politiques publiques, financements et mise en œuvre, au service de la croissance et de la résilience climatique en Afrique. Il s’agit d’un volet de l’engagement commun pris par les décideurs africains à N’Djamena. Ces pactes nationaux sont des cadres pilotés par les gouvernements qui intègrent la réforme des politiques, le renforcement institutionnel et la planification des investissements en une approche unique et cohérente.
C’est conformément à cet engagement que deux accords majeurs de financement ont été signés à N’Djamena pour donner corps au Pacte national pour l’eau du Tchad. Ceci, dans l’optique d’accélérer les objectifs du PND Tchad Connexion 2030 en matière d’accès à l’eau, de résilience et de développement. Le premier financement d’une valeur de 160 millions de dollars américains a été approuvé par la Banque mondiale pour renforcer la sécurité hydrique et la résilience climatique au Tchad. Selon le ministère tchadien de l’Eau et de l’Énergie, le taux actuel d’accès à l’eau potable est estimé à 63,5 %, contre 23 % pour l’assainissement de base.
Le second financement est une subvention de 50 millions de dollars allouée par les États-Unis d’Amérique à la République du Tchad, pour soutenir l’agriculture durable et la sécurité alimentaire. Dans le pays, la sécheresse impacte dramatiquement le secteur agricole, qui emploie près des deux tiers de la population active. Le manque de précipitations et la désertification réduisent les rendements de l’alimentation de base (mil, sorgho, arachide), forçant le bétail à piétiner les cultures et provoquant de graves conflits intercommunautaires.
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Le premier forum africain de l’eau a également été marqué par une déclaration commune, baptisée « Signature de N’Djaména », qui traduit l’engagement des participants à renforcer leur coopération et à accélérer les actions en faveur de la sécurité hydrique en Afrique. Le défi reste urgent : plus de 400 millions de personnes sur le continent n’ont toujours pas accès à l’eau potable de base, et plus de 700 millions n’ont pas accès à un assainissement de base.
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