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ÉGYPTE : à Sharqeya, trois usines prendront en charge un million de tonnes de déchets solides municipaux par an

Sharqeya, le troisième gouvernorat le plus peuplé d’Égypte, avec une population estimée à 8,1 millions de personnes en 2025, est au cœur d’un important projet de gestion des déchets. Il porte sur la création et l'exploitation de trois installations de traitement des déchets solides municipaux, qui permettront de traiter plus d’un million de tonnes de ces détritus chaque année à Sharqeya. Gaia Titan, la branche énergie verte de Titan Cement réalisera les travaux.

par Inès Magoum
ÉGYPTE : à Sharqeya, trois usines prendront en charge un million de tonnes de déchets solides municipaux par an© World Biogas Association

L’accord de partenariat entre le gouverneur de Sharqeya, Hazem Al-Ashmouny en Égypte et Essam Abdel Nabi, le directeur général de Gaia Titan, la branche énergie verte de Titan Cement Égypte, a été signé le 22 décembre 2025. Le contrat de plus de 500 millions de livres égyptiens (un peu plus de 10 millions de dollars ), porte sur la création et l’exploitation de trois installations de traitement des déchets solides municipaux à Sharqeya, le troisième gouvernorat le plus peuplé sur les 27 que compte l’Égypte, mais aussi l’un des plus pollués.

Concrètement, Gaia Titan construira et exploitera des installations à Al-Ghar (district de Zagazig), Al-Khattara (district de Husseiniya) et Geeta (district de Belbeis) pendant 15 ans à compter de la date de mise en service des unités de traitement de déchets municipaux.  Ces déchets désignent les ordures ménagères et similaires collectées par les services publics : restes alimentaires, papiers, plastiques, textiles, verre, métaux, déchets de jardins, etc., provenant des foyers, des commerces ou encore des institutions. Le contrat remportée par la branche énergie verte de Titan Cement Égypte, qui exploite des cimenteries pour le compte du groupe Titan dans le pays des pharaons, comprend également l’exploitation de deux sites d’enfouissement sanitaire pour les déchets résiduels à Belbeis et Al-Khattara.

Plus d’un million de tonnes de déchets municipaux traités par an

Ainsi, chaque jour, l’ensemble de ces installations permettront de traiter au moins 3 000 tonnes de déchets solides municipaux dans tout le gouvernorat de Sharqeya, soit une prise en charge estimée à plus d’un million de tonnes d’ordures par an.

De plus,  environ 200 000 tonnes de combustible alternatif seront produits grâce à ce projet. Ce qui contribuera à réduire les émissions de carbone et à améliorer l’efficacité opérationnelle tout en respectant des normes environnementales élevées. Ces combustibles inclut, entre autres, le biogaz, l’éthanol, le biodiesel, et l’électricité produite à partir de sources renouvelables, par apposition aux combustibles fossiles traditionnels tels que le pétrole, le charbon et le gaz naturel, causent majeurs du changement climatique.

«Cet accord s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à soutenir la transition vers la construction écologique, à maximiser l’utilisation de carburants alternatifs et à réduire la dépendance aux sources d’énergie conventionnelles», a déclaré Amr Reda, le PDG de Titan Cement Égypte.

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En effet, l’Égypte dépend encore fortement des combustibles fossiles, principalement du gaz naturel et du pétrole, pour plus de 80 à 90 % de son électricité, ce qui en fait un grand consommateur et producteur en Afrique, même si elle développe également de manière significative l’énergie solaire, éolienne et nucléaire afin de diversifier ses sources d’énergie. Cette dépendance entraîne bien sûr des émissions de gaz à effet de serre (GES), mais le pays d’Afrique du Nord vise à atteindre 42 % d’électricité renouvelable d’ici à 2030, en tirant parti de son important potentiel renouvelable et de son autosuffisance en gaz pour équilibrer la sécurité énergétique et les objectifs climatiques.

L’Égypte peut aussi compter sur ses déchets solides municipaux, qu’il peut transformer en carburant alternatif. En 2022, le pays a généré environ 80 millions de tonnes de déchets solides, avec un défi majeur concernant les déchets plastiques.

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