Alors que le Sénégal s’impose comme le troisième producteur d’arachide en Afrique, derrière le Nigéria et le Soudan, la campagne agricole 2024/2025 semble inquiétant pour la filière. D’après les données disponibles, les prévisions montre un repli significatif de la production, estimé à plus de 25 % par rapport à la campagne précédente.
Ce recul s’explique par une combinaison de facteurs structurels et conjoncturels. Les superficie mise en culture ont connu une baisse, notamment dans certaines zones du centre et du nord du pays, affectées par un retard des pluies au début de la saison. À cela s’ajoute une diminution considérable des rendements, conséquence directe de la faiblesse de la pluviométrie et de la qualité irrégulière des semences distribuées.
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Les producteurs, déjà confrontés à des coûts de production élevés, ont également souffert d’un accès limité aux engrais et autres intrants essentiels. Cette situation a impacté l’ensemble de la chaîne de valeur, de la mise en terre jusqu’à la commercialisation.
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Sur le plan économique, cette baisse de la production pourrait avoir des répercussions importantes sur les revenus des ménages agricoles, ceux dépendants de la culture de l’arachide. Elle pourrait aussi peser sur l’industrie locale de transformation, qui dépend largement de l’approvisionnement national. Face à ces perspectives, les autorités envisagent plusieurs pistes, dont un renforcement du dispositif de soutien aux producteurs et une révision des politiques d’approvisionnement en graines de qualité. Des réflexions sont également en cours pour mieux intégrer les données climatiques dans la planification agricole, afin d’anticiper de telles baisses de rendement.
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