Au cours des cinq prochaines années, les efforts de protection des forêts, de restauration des paysages dégradés, de réduction des émissions de carbone et de soutien aux moyens de subsistance durables devraient s’intensifier en Afrique. Ceci, grâce à deux organisations environnementales, The Nature Conservancy (TNC) et le Forest Stewardship Council Africa (FSC Africa) , qui se sont récemment engagées à travailler main dans la main.
L’accord de partenariat signé le 19 février 2026 porte sur l’amélioration de la gestion durable des forêts et la conservation forestière axées sur le climat à travers l’Afrique, alors que ces écosystèmes font face à des défis climatiques énormes à l’instar des sécheresses accrues, des feux de forêt plus fréquents ou encore l’invasion des scolytes, et subissent des dépérissements.
Les premières actions annoncées dans le Bassin du Congo
Pourtant, les forêts sont de véritables «poumons verts». Elles sont cruciales pour la biodiversité, le stockage du carbone, la régulation du climat et la filtration de l’eau. Par exemple, le Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical mondial, où les premières actions des organisations seront menées, est le plus grand puits de carbone actif de la planète, absorbant environ 600 millions de tonnes de par an. Ses écosystèmes, dont 145 000 km² de tourbières, stockent près de 90,9 milliards de tonnes de carbone, jouant un rôle crucial dans la régulation climatique mondiale selon la Banque mondiale.

« Ce partenariat réunit des expertises complémentaires afin d’accroître la valeur des forêts bien gérées pour le climat, la nature et les populations », a déclaré Ademola Ajagbe, directeur général régional Afrique de l’ONG américaine TNC. Les pays concernés dans ce massif forestier est le Gabon, la République démocratique du Congo (RDC) et le Cameroun.
Le partenariat s’appuie sur des initiatives déjà en cours, notamment au Gabon, où TNC et FSC Africa collaborent pour renforcer les systèmes de certification forestière, les cadres de conformité carbone et la gestion communautaire des forêts. Il s’inscrit également dans des dynamiques continentales visant à mobiliser des investissements en faveur d’une gestion durable et de la restauration à grande échelle des paysages forestiers.
De son côté, le directeur régional du FSC pour l’Afrique, Peter O. Alele, a estimé que cette alliance contribuera à renforcer la gouvernance forestière et à générer des bénéfices tangibles pour le climat, la nature et les communautés locales. Et lui d’ajouter que cet accord est en cohérence avec les objectifs de l’Initiative pour le patrimoine de l’initiative Zámba Heritage, qui vise à placer 30 millions d’hectares de forêts africaines sous gestion durable certifiée et à restaurer 5 millions d’hectares de terres dégradées. Ce qui devrait garantir l’équilibre entre la production économique de bois, le respect de l’environnement (biodiversité, sols, eau) et le progrès social, assurant leur régénération pour les générations futures.
Newsletter
Recevez nos actualités récentes directement dans votre boîte mail.