Mobilité électrique : les principaux axes de transport, bientôt dotés de stations de recharge au Kenya

Déjà reconnu comme l’un des pionniers de la transition vers les véhicules électriques en Afrique, le Kenya entend aller plus loin. Le pays prévoit ainsi de doter ses principaux axes de transport de stations de recharge électriques, en commençant par les régions de Meru, Nanyuki et Nyeri. L’infrastructure sera développée par le fournisseur kényan de solutions de véhicules électriques, BasiGo, en partenariat avec Rubis Energy Kenya, spécialisé dans les solutions énergétiques.

L’accord de partenariat pour la mise en œuvre du projet de mobilité électrique a été signé le 20 juillet 2026 à Nairobi au Kenya. Selon l’accord, BasiGo et Rubis Energy Kenya développeront l’infrastructure de recharge rapide le long des principaux axes de transport du Kenya, afin de soutenir la croissance de la mobilité électrique dans tout le pays. En 2025, le Kenya comptait au total 39 324 véhicules électriques immatriculés, contre 1 378 en 2022, soit une augmentation de plus de 2 700 % en seulement trois ans, à en croire le ministère kényan des Routes et des Transport. Ce chiffre devrait encore progressé en 2026.

« La question n’est plus de savoir si les opérateurs et le public souhaitent passer à l’électrique, mais si l’infrastructure est en place pour les soutenir à grande échelle. Chaque borne de recharge que nous déploierons le long des principaux axes de transport renforcera la rentabilité de la mobilité électrique et rendra le transport interurbain électrique plus pratique, plus fiable et plus viable sur le plan commercial. Des partenariats comme celui-ci signé avec Rubis Energy Kenya sont essentiels pour instaurer la confiance nécessaire à l’accélération de l’adoption des véhicules électriques dans tout le pays », a déclaré Moses Nderitu, le directeur général de BasiGo pour le Kenya.

Ouvertes au public, ces stations accueilleront des bus et fourgons électriques, des camions, des véhicules particuliers et d’autres véhicules électriques compatibles, élargissant ainsi l’accès à une infrastructure de recharge fiable et rendant l’exploitation des véhicules électriques pratique sur les liaisons interurbaines du Kenya. Les premières stations seront construites dans les régions de Meru, Nanyuki et Nyeri. Elles viendront soutenir la première station de recharge issue de ce partenariat, désormais opérationnelle à la station-service Rubis de Sabaki, à Athi River.

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La station de recharge Sabaki est équipée de chargeurs rapides CCS2 et GB/T DC de 100 kW, capables de recharger une voiture particulière standard en moins d’une heure, et compatibles avec une large gamme de véhicules électriques utilitaires. Tous les sites couverts par ce partenariat disposeront d’une technologie de recharge similaire et proposeront une recharge à un tarif indicatif de 48 shillings kényans (0,37 dollars américains) par kWh, garantissant ainsi une expérience cohérente et fiable sur l’ensemble du réseau.

« Ce partenariat entre BasiGo et Rubis Energy Kenya constitue une étape décisive pour assurer un avenir durable au Kenya. En mettant notre réseau de distribution au service de la mobilité de nouvelle génération, nous rendons les déplacements en véhicule électrique accessibles aux Kényans le long des principaux axes de transport. C’est un signe clair de l’engagement de Rubis à mener la transition énergétique dans ce pays », a à son tour affirmé Frédéric Maupetit, directeur général de Rubis Energy Kenya. L’entreprise, spécialisée dans la fourniture de solutions énergétiques, compte plus de 300 stations au Kenya et davantage encore en Afrique de l’Est et en Afrique australe.  Quant à BasiGo, il dispose du plus grand réseau de bornes de recharge rapide en courant continu pour véhicules électriques en Afrique de l’Est.

Réduire la facture annuelle des importations de pétrole du Kenya

Le déploiement de stations de recharge électriques au Kenya est mis en œuvre  conformément à la politique nationale en matière de mobilité électrique (e-Mobility), lancée en mars 2026 pour accélérer la transition du pays vers un système de transport plus propre, plus efficace et à faibles émissions de carbone.

L’adoption complète des véhicules électriques permettrait de réduire considérablement la facture annuelle des importations de pétrole du Kenya – actuellement estimée à 5 milliards de dollars américains –, qui pèse lourdement sur les réserves de change du pays, compromettant la sécurité énergétique et exposant l’économie à la volatilité des prix mondiaux des carburants. 

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Inès Magoum
Inès Magoum
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