Les premières retombées de l’utilisation de l’intelligence artificielle ont séduit plusieurs autorités, gouvernements et associations agricoles. Au Sénégal comme dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, les gestionnaires de projets ont décidé de se mettre à la page. « On est, de nos jours, conscient de l’intérêt, de la nécessité de mettre à profit l’IA au service de tout et l’agriculture ne doit pas rester en rade » a souligné la directrice du Bureau d’analyses macro-économiques (BAME) de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) lors de l’atelier de lancement officiel du projet DERPIn (Innovations en matière de politique nutritionnelle et de résilience grâce au numérique) à Dakar.
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Le projet DERPIn vise à définir clairement et à suivre les facteurs de vulnérabilité d’un niveau communautaire, à prédire les effets des différents chocs sur les moyens de subsistance, à distribuer des actifs, à permettre l’accès aux services et les relations de pouvoir et enfin adapter et ajuster les politiques à la nature changeante.
En clair, le projet DERPIn va permettre d’appuyer les planificateurs gouvernementaux, les opérateurs du secteur privé et les petits exploitants agricoles et leurs organisations dans l’élaboration des politiques et des programmes adaptés et sensibles au genre. Il va également permettre la transformation du système alimentaire et sa résilience face aux crises environnementales.
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L’atelier de lancement du projet qui s’est déroulé dans cinq pays d’Afrique notamment au Sénégal, Bénin, Ghana, Ouganda et Malawi a pour objectif de définir avec les acteurs un plan de travail pour une durée de 3 ans. Les outils utilisés dans ce programme vont permettre de faciliter la planification et optimiser la prise de décisions.