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Biden appelle l’OCDE à mettre fin au financement des projets pétroliers et gaziers

Alors que son mandat touche à sa fin, le président Joe Biden intensifie ses efforts pour restreindre le financement public des projets pétroliers et gaziers à l’étranger. Récemment, il a engagé des négociations avec les membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour établir un accord similaire à celui de 2015, qui avait introduit des restrictions sur les projets de charbon.

by Habib Tizi

L’accord de 2015, impulsé par l’administration Obama, avait significativement restreint les financements publics pour les centrales à charbon à haute émission, entraînant une réduction de plusieurs milliards de dollars par an dans ce secteur. Cette décision avait également influencé la Chine, qui a annoncé en 2021 la fin de son financement des projets de centrales à charbon à l’étranger. Cependant, cet effort se limitait alors au charbon, laissant le pétrole et le gaz en dehors des restrictions.

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Aujourd’hui, Biden souhaite élargir ces limitations pour inclure le pétrole et le gaz, visant à empêcher des agences de crédit à l’exportation, comme l’Export-Import Bank (EXIM) des États-Unis, de financer de nouveaux projets fossiles. Ces agences jouent un rôle clé en soutenant les infrastructures énergétiques dans les pays en développement, souvent au détriment de l’environnement.

L’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont déjà mis en place des politiques pour limiter ces financements, orientant leurs ressources vers des projets d’énergie renouvelable. L’urgence de finaliser cet accord est accentuée par la menace d’un retour de Donald Trump, dont l’administration avait favorisé les énergies fossiles. Bien que Trump n’ait pas annulé l’accord de 2015, il avait réorienté les politiques fédérales vers une exploitation accrue du pétrole et du gaz, incitant Biden à inscrire ses réformes dans un cadre international difficilement réversible.

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Si cet accord aboutit, il pourrait rediriger des milliards de dollars vers des projets renouvelables, compliquant le financement des projets fossiles et contribuant aux objectifs climatiques mondiaux, notamment la limitation du réchauffement à 1,5 °C. Cependant, des obstacles subsistent. Le financement privé, moins contraint par les réglementations, pourrait compenser une partie des pertes, réduisant ainsi l’impact de l’accord. Stacy Swann, experte en climat, met en garde contre l’influence des banques privées, qui pourrait freiner les avancées attendues.

Avec cet accord, Joe Biden aspire à renforcer son héritage climatique. Toutefois, son succès dépendra de la capacité des États-Unis et de leurs partenaires à convaincre les derniers réfractaires tout en faisant face à l’influence persistante des acteurs privés.

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