Avant la COP31, on renforce le dialogue autour du climat, de la paix et de la sécurité  à Nouakchott

Le deuxième Forum régional de haut niveau sur le climat, la paix et la sécurité s’est ouvert le 6 octobre 2026 à Nouakchott, en Mauritanie.  À l’approche de la 31e Conférence des Parties (COP31), prévue à Antalya, en Turquie, du 9 au 30 novembre 2026, c’est l’occasion pour les dirigeants africains de renforcer le dialogue et la concertation autour de ces défis communs dans le Sahel et dans le Golfe de Guinée.

« Ensemble pour la résilience et la paix ». C’est le thème retenu pour le deuxième Forum régional de haut niveau sur le climat, la paix et la sécurité, qui  se tient depuis le 6 octobre 2026 à Nouakchott, en Mauritanie. Organisée en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la rencontre est prévue sur trois jours (du 6 au 8 octobre 2026). Trois jours, pour traduire le lien entre le changement climatique, la paix et la sécurité en politiques, programmes et financements concrets, en vue de la Déclaration de Nouakchott, qui s’inscrira dans le prolongement du Forum de Bamako, au Mali, tenu en novembre 2023.

L’idée est d’aboutir à des engagements concrets pour restaurer les terres dégradées, sécuriser les moyens de subsistance et renforcer la coopération entre les territoires dans le Sahel.

«Le changement climatique est devenu un facteur de vulnérabilité économique et sociale, sous l’effet de phénomènes climatiques extrêmes tels que la sécheresse, la désertification, la dégradation des terres et la pression croissante sur les ressources en eau, sans oublier les inondations et l’érosion côtière», a affirmé le Premier ministre mauritanien, Mokhtar Ould Djay, dans son allocution officielle de lancement des discussions du forum de Nouakchott. L’homme politique a précisé que ces phénomènes ont de profondes répercussions sur la sécurité alimentaire, les mouvements et les déplacements de populations, ainsi que sur la stabilité des régions et des économies au Sahel et dans le Golfe de Guinée.

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Mokhtar Ould Djay a aussi insisté sur le fait qu’il n’est plus possible de dissocier l’action climatique des politiques de développement, de sécurité humaine et de consolidation de la paix, appelant à l’intégrer au cœur des politiques publiques, des investissements et des stratégies de prévention et de gestion des crises. D’où la nécessité de renforcer la solidarité internationale, notamment dans les domaines du financement climatique, de l’adaptation, du transfert de technologies et du renforcement des capacités.

Par ailleurs, il est urgent de développer des infrastructures résilientes, de protéger les écosystèmes et d’encourager une gestion durable des ressources naturelles, afin de faire de la résilience climatique un levier de développement économique, de renforcement de la sécurité alimentaire, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.

La déclaration de Nouakchott servira donc de base de plaidoyer de dialogue et de négociation devant être porté par les gouvernements et organisations des pays du Sahel, en faveur du nexus-climat, paix et sécurité au Sahel, au niveau des mécanismes appropriés y compris les dispositifs de financement nationaux, régionaux et internationaux. Le rendez-vous le plus proche sur le climat étant la 31e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP31), prévue à Antalya, en Turquie, du 9 au 30 novembre 2026.

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Inès Magoum
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