COP17 : sans surprise, les États-Unis s’opposent à la mise en place d’un cadre juridique consacré à la sécheresse

Le 23 août 2026, la 17e Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULD) est entrée dans sa phase politique, avec la tenue d’un sommet des chefs d’États et de dialogues ministériels de haut niveau. Parmi les négociations sur la table, la mise en place d’un cadre mondial juridiquement contraignant consacré à la sécheresse, dont l’adoption avait déjà été bloquée lors de la COP16 à Riyad en Arabie Saoudite, par les pays développés avec en tête les États-Unis. Sans surprise, la position de ces pays n’a pas vraiment évolué sur cette question, le projet se heurtant aux mêmes résistances politiques à la session d’Oulan-Bator, en Mongolie.

Alors que la 17e Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULD) tire à sa fin à Oulan-Bator, en Mongolie, les négociations sur un sujet primordial peinent à aboutir. Il s’agit de la mise en place d’un cadre mondial juridiquement contraignant consacré à la sécheresse. Poussé par les États africains et d’autres régions vulnérables, ce texte contraignant permettrait d’imposer des actions concrètes, dont l’octroi de financements pour aider les pays les plus exposés  aux sécheresses extrêmes à s’adapter.

Ce que refuse de nombreux pays développés, notamment les États-Unis d’Amérique, qui  ont clairement exprimé leur opposition à l’adoption de ce texte sur le devant de la scène en Mongolie. Ils craignent d’être juridiquement tenus pour responsables et contraints de verser des aides financières massives.

Une autre session manquée pour l’adoption du cadre juridique sur la sécheresse ?

La décision de Washington était attendue par plusieurs, car, ce n’est pas pas la première fois que ce sujet est mis sur la table des négociations des sessions de la COP. L’adoption de cet accord international et contraignant sur la sécheresse avait déjà fait l’objet des débats pendant la COP16 à Riyad en Arabie Saoudite, du 2 et au 13 décembre 2024.

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La COP17 va se poursuivre jusqu’au 28 août 2026. Faute d’un accord sur cette question précise, les États devront continuer à s’appuyer sur des plans d’action nationaux et des partenariats volontaires pour combattre ce phénomène qui menace aujourd’hui gravement la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable et la stabilité des écosystèmes à travers le monde. On pourrait de plus en plus assister aux crises alimentaires dues à la perte de récoltes, ainsi qu’à la multiplication de déplacements de populations sans qu’un mécanisme mondial d’urgence ne puisse forcer une aide rapide.

En Afrique par exemple, l’arrivée d’un épisode climatique majeur d’El Niño fait effectivement redouter des vagues de sécheresse sévères et des crises alimentaires d’une ampleur inédite cette année.

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Inès Magoum
Inès Magoum
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