Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
France
Afrive
13 rue Truillot
94200 Ivry-sur-Seine
France

La communauté internationale célèbre ce 22 mai 2026 la 33e édition de la journée internationale de la diversité biologique. Alors que près d’un million d’espèces sont toujours menacées d’extinction, cette journée sera occasion de rappeler que chaque action en faveur de la conservation de la diversité biologique peut faire la différence, aussi petite soit-elle.
La biodiversité offre d’innombrables services, tant au niveau local que mondial. Les poissons assurent 20 % de l’apport protéique à environ trois milliards de personnes. Plus de 80 % de l’alimentation des êtres humains est assurée par des plantes. Près de 80 % des habitants des zones rurales des pays en développement ont recours aux médicaments traditionnels à base de plantes pour les soins de base. Si elle joue un rôle aussi déterminant, elle reste grandement menacée.
Parmi les quelque 8 millions d’espèces que compte la planète, près d’un million sont encore menacées d’extinction, malgré les efforts de conservation. Ce 22 mai, jour de célébration de la diversité biologique, est une autre occasion de revenir sur les conséquences de la perte de la biodiversité, et de rappeler que l’impact mondial passera par la force des actions menées localement par les communautés, les organisations et les pouvoirs publics, main dans la main. La perte de la biodiversité menace la sécurité alimentaire, fragilise la santé publique, accélère le changement climatique et détruit les bases économiques des sociétés.
La restauration de 30% des écosystèmes dégradées d’ici à 2030
Le monde s’est d’ailleurs réuni en décembre 2022 et s’est accordé sur un plan mondial visant à transformer notre relation avec la nature. L’adoption du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal, également connu sous le nom de Plan pour la biodiversité, établit 23 cibles à l’horizon 2030 et quatre objectifs mondiaux à atteindre d’ici à 2050, afin de stopper et inverser la perte de la biodiversité. Parmi ces objectifs figurent la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés, la préservation de 30 % des terres, des cours d’eau et des mers, la réduction de 50 % de l’introduction ou implantation d’espèces exotiques envahissantes et la mobilisation de 200 milliards de dollars par an en faveur de la biodiversité, le tout d’ici à 2030.
S’agissant de la restauration des écosystèmes dégradées, plusieurs initiatives existent déjà dans ce sens. En Afrique, nous avons par exemple l’Initiative de la Grande Muraille Verte (IGMV), lancée par l’Union Africaine (UA) en 2007. le but de contribuer à la restauration de 100 millions d’hectares de terres dégradées, à la séquestration de 250 millions de tonnes de carbone et à la création de 10 millions d’emplois verts d’ici à 2030.
L’objectif est d’aller plus loin dans la mise en oeuvre des initiatives écologiques sur tous les continents, au vu de l’urgence.
Recevez nos actualités récentes directement dans votre boîte mail.