Le communiqué du 16 août sur le trafic d’espèces protégées indique que le directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature de 2005 à 2021, et ses associés sont accusés d’avoir facilité un commerce international de chimpanzés, de gorilles, d’okapis et d’autres espèces protégées de la RDC.
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Le même communiqué renseigne que « ces actions criminelles transnationales » ont sapé l’état de droit et la transparence du gouvernement en RDC ainsi que les efforts de longue date de conservation des espèces sauvages. Cependant, le communiqué n’a pas précisé l’ampleur du trafic, encore moins celui du commerce illégal des espèces sauvages de la RDC. Sur une chaîne de télévision, l’analyste sociopolitique Jonathan Kwale préconise que le département d’État américain devait présenter des preuves sur comment, quand et par quels moyens ces trois fonctionnaires ont pu effectuer ces opérations.
Mais Adams Cassinga, coordonnateur de Conserv Congo, une organisation qui lutte contre le braconnage et le trafic des espèces sauvages protégées en RDC, dit que les actes reprochés aux responsables de l’ICCN seraient un « secret de polichinelle », en ce que cela se racontait depuis un moment dans les rues, et les sanctions américaines sont venues tout simplement les confirmer et mettre le gouvernement congolais devant un fait accompli.
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La République Démocratique du Congo a entamé ces trois dernières années quelques actions de grande envergure pour s’affirmer en tant que « pays-solution » aux défis environnementaux de l’heure.